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De la nation anglaise

4. Richelieu, qui commandait les Français devant Minoniuc, avait été prié par Voltaire d'apporter son témoignage au malheureux Byng et l'avaitl'ait en ces termes: «... Toute sa conduite est celle d'un habile marin, et digne d'être admirée avec justice. La force des deux flottes était au

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lendais que vous ne vous en tiendriez pas là; et, quoique J^xercice d'année de premier gentilhomme de la chambre* soit une très belle chose, j'espérais que les bords de l'Elbe pourraient être aussi glorieux pour vous que la Méditerranée-. Le roi de Prusse paraît toujours fort gai^; il disait que les Français lui envoyaient vingt-quatre mille perruquiers : il se trouve qu'on lui en dépèche cent mille. Il y a là de quoi se peigner, à ce que disent les polissons*. Pour moi, je ne me mêle que des héros de théâtre : nous avons fait à Lausanne une troupe excellente, et je vous souhaite d'aussi bons acteurs». M. d'Argental prétend toujours que la comédie est un des premiers devoirs d'un honnête homme. Le maréchal de Villars aima les spectacles jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans^ : faites-en autant, monsei-

moins la même ; les Anglais avaient treize vaisseaux et nous douze, mais beaucoup mieux équipés et plus nets. La fortune, qui préside à toutes les batailles, particulièrement à celles qu'on livre sur mer, nous a été plus favorable qu'à nos adversaires en faisant faire un plus grand effet à nos boulets dans leurs vaisseaux. Je suis convaincu, et c'est le sentiment général, que si les Anglais avaient opiniâtrement continué le combat, toute leur flotte aurait été détruite. Il ne peut y avoir d'acte plus insigne d'injustice que ce qu'on entreprend actuellement contre l'amiral Byng. Tout homme d'iionneur, tout officier des armées doit prendre un intérêt particulier à cet événement, s

1. 11 y avait quatre premiers gentilshommes de la Chambre; l'exercice de chacun durait une année, et liichelieu était « d'année » en 1757.

2. Une armée française, commandée par le maréchal d'Estrées, marcLait en ce moment même conti'c les Anglais en Allemagnie : d'Eslrées ayant été disgracié, c'est Richelieu qui fut appelé à lui succéder, et qui fit, au mois de septembre 1757, cajû-N tuler à Closter-Seven, dans la val- ) lée de 1 Elbe, l'armée du duc de/ Cumberland.

5. Il était en train d'envahir la Bohême, que la sanglante défaite de Kollin (19 juin) le contraignit d'évacuer.

•i. Les gamins des rues.

5. Une troupe d'amateurs, composée de familles appartenant à la haute société de Lausanne, les d'Hermenches, les Piclet, auxquelles s'adjoignaient Mme Denis et Voltaire lui-même.

6. Voltaire n'oubliait pas que Villars et la duchesse sa feniine avaient encouragé ses débuts, dès la tragédie d'OEdi/>e.

ernour; et que l'héroïsme que vous voyez à Versailles, de quelque côté que vous tourniez les yeux*, ne vous fasse pas négliger les grands hommes de l'antiquité.

Les deux Suisses^, plus Suisses que jamais, vous renouvellent leurs hommages. Vous connaissez le très tendre respect du Suisse V.

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