De Tancrède
2. Rédacteur, avec un certain de Caux, d'une feuille intitulée la Semaine littérnire (1759) : l'année suivante, Daquin, associé cette
fois à Chauraeix, entreprit, sous le titre de Censeur hebdomadaire, une feuille qui ne dura pas davanlatrc; il y attaquait vivement la littérature philosophique.
connu que mes organes n'étaient pas disposés à aller bien loin dans les mathématiques. J'ai éprouvé que je n'avais nulle disposition pour la musique. Dieu a dit à chaque homme : Tu pourras aller jusque-là, et tu n'iras pas plus loin. J'avais quelque ouverture pour apprendre les langues de l'Europe, aucune pour les orientales : No7i omnia possu- 77ms oi7uies ». Dieu a donné la voix aux rossignols et l'odorat aux chiens; encore y a-t-il des chiens qui n'en ont pas. Quelle extravagance d'imaginer que chaque homme aurait pu être un Newton ! Ah ! monsieur ! vous avez été autrefois de mes amis, ne m'attribuez pas la plus grande des impertinences.
Quand vous aurez quelque Semaine curieuse, ayez la bonté de me la faire passer par M. Thieriot, mon ami; il est, je crois, le vôtre. Comptez toujours sur l'estime, sur l'amitié d'un vieux philosophe qui a la manie à la vérité de se croire un très bon cultivateur 2, mais qui n'a pas celle de croire qu'on ait tous les talents. Je prends un intérêt trèsvif à tout ce qui vous touche, à vos succès, à votre boniieur, soyez-en bien persuadé.