A M. DE BELLOY
Au château de Ferney, 31 mars (1765).
A peine je l'ai lue, mon cher confrère, que je vous en remercie du fond de mon cœur. Je suis tout plein du retour d'Eustache de Saint-Pierre', et des beaux vers que je viens de lire :
Vous me forcez, seigneur, d'être plus grand que vous*.
Et celui-ci, que je citerai souvent :
Plus je vis l'étranger, plus j'aimai ma patrie*. Que vous dirai-je, mon cher confrère? votre pièce fait aimer
1. La coutume s'y opposait, et la cour eût craint, en y dérogeant, d'ameuter les parlements contre elle. Cf. p. 330, note 1.