‹ Choix de lettresChapitre 387 sur 494 · A M. DEPARCIEIJX · texte numérisé non relu

A M. DEPARCIEIJX

A Ferney, le 17 juillet (1767;.

Vous avez dû, monsieur, recevoir des éloges et des remerciements de tous les hommes en place : vous n'en recevez aujourd'hui que d'un homme bien inutile, mais bien sensible à votre mérite et à vos grandes vues patriotiques. Si ma vieillesse et mes maladies m'ont fait renoncer à Paris, mon cœur est toujours votre concitoyen. Je ne boirai plus des eaux de la Seine, ni d'Arcueil-, ni de l'Yvette^, ni même de l'Hippocrène*; mais je m'intéresserai toujours au grand monument que vous voulez élever. Il est digne des anciens Romains, et malheureusement nous ne sommes pas Romains 5. Je ne suis point étonné que votre projet soit eiMiOuragé par M. de Sartines^. Il pense comme Agrippa'; mais l'hôtel de ville de Paris n'est pas le Capitole. On ne TîJaint point son argent pour avoir un Opéra-Comique, et '*! le plaindra pour avoir des aqueducs dignes d'Auguste. Je désire passionnément de me tromper. Je voudrais voir la fontaine d'Yvette former un large bassin autour de la

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