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Voy. p. ôlo, noie 1, et p. 371, note

2. C'est un nouveau travcsLisscment que prend Voltaire pour produire sa tragédie des Guébres.

3. Alzire, l'OiphcVui de la Chine, les Scijlhes do Voltaire; les llHiiois, de Sauvigny; Guillaume Tell, de Lemierre.

4. C'étaient, en Perse, les anciens sectateurs de la religion de Zoroastre, les adorateurs du feu, appelés Panais, à cause de leur

pays d'origine. Guébres signifie en persan infidèles ; c'est le nom que donnent les Musulmans aux peuples qui ne professent pas l'islamisme, hors les chrétiens et les juifs. Les Arabes, conquérants de la Perse, forcèrent les Guébres à se disperser : c'est surtout dans rilindoustau qu'une tolérance relative leur permit de subsister en nombre, et ils forment encore à Bombaj un élémenl important de la population.

fnit verser des larmes, mais aussi il m'a fait craindre Iq police. Je serais très fâché, pour rédification publique, que la pièce ne tut pas représentée. Elle est dans un goût tout à fait nouveau, quoiqu'on semble avoir épuisé les nouveautés.

Il y a un empereur, un jardinier, un colonel, un lieutenant d'infanterie, un soldat, des prêtres païens, et une petite fille tout à fait aimable».

J'ai dit au jeune homme avec naïveté que je trouvais sa pièce fort supérieure à Alzire, qu'il y a plus d'intérêt et plus d'intrigue; mais que je tremble pour les allusions, pour les belles allégories que font toujours messieurs du parterre; qu'il se trouvera quelque plaisant qui prendra les prêtres païens pour des Jésuites ou pour des Inquisiteurs d'Espagne; que c'est une affaire fort délicate, et qui demandera foute la bonté, toute la dextérité de mes anges ^.

Le possédé m'a répondu qu'il s'en rapportait entièrement à eux, qu'il allait faire copier sa pièce, qu'il l'intitule tragédie plus que bourgeoise^; que si on ne peut pas la faire massacrer par les comédiens de Paris, il la fera massacrer par quelque libraire de Genève. Il est fou de sa pièce, parce qu'elle ne ressemble à rien du tout, dans un temps où

1. L'Empereur; Arzénion,Parsis ou Guèbre, agriculteur retiré près de la ville d'Apamée; Iradan, tribun militaire; Cézène, son frère et son lieutenant; Mégalise, Guèbre, soldat de la garnison; prêtres de riuton; Arzarae, fille d'Arzémon.

2. Les Guèbres représentent les philosophes réclamant la tolérance; Voltaire avoue lui-même dans le Discours historique et critique, qu'on pourrait sans invraisemblance trouver des rap-

ports entre les prêtres de Pluton et les Inquisiteurs, ou bien encore reconnaître dans Arzame une religieuse de Port-Royal persécutée par les Jésuites.

3. Allusion au drame bourgeois que Diderot e?péiait acclimater et dont il avait donné les prétendus modèles dans le Fils naturel et le Père de famille. Il n'y avait pas, dans les Guèbres, de grands noms ni de grands événements; delà le caractère soi-disant bou}-geois.

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presque toutes les pièces se ressemblent. J'ai tâché de le calmer; je lui ai dit qu'étant malade comme il est, il se tue avec ses Guèbres; qu'il fallait plutôt y mettre douze mois que douze jours ; je lui ai conseillé des bouillons rafraîchissants.

Quoi qu'il en soit, je vous enverrai ces Guèbres par M. l'abbé Arnaud*, à moins que vous ne me donniez une autre adresse.

Une autre fois, mon cher ange, je vous parlerai de Ferney; c'est une bagatelle, et je ne ferai sur cela que ce que mes anges et Mme Denis voudront. Si Mme Denis est encore à Paris quand les Guèbres arriveront, je vous prierai de la mettre dans le secret.

Bon! ne voilà-t-il pas mon endiablé qui m'apporte sa pièce brochée et copiée! Je l'envoie à M. l'abbé Arnaud avec une sous-enveloppe. S'il arrivait un malheur, les anges pourraient se servir de toute leur autorité pour avoir leur paquet.

Si ce paquet arrive à bon port, je les aurai du moins amusés pendant une heure ; et en vérité c'est beaucoup par le temps qui court

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