A M. DE U HARPE
1" mars (1776).
Mon cher ami, je vois bien que la destinée a ordonné que vous me succéderiez-; cependant je vous aurais encore mieux aimé pour mon confrère que pour mon successeur. Vous vivez dans un singulier temps, et parmi d'étonnants contrastes. La raison d'un coté, le fanatisme absurde de l'autre^; des lauriers à droite, des bûchers à gauche; d'un côté le temple de la gloire, et de l'autre des préparations pour une Saint-Bartliéiemy *; un contrôleur général ^ qui a pitié du peuple, et un parlement qui veut l'écraser; une