A M. L'ABBÉ ASSELIN
PROVISEUR DU COLLÈGE d'hARCODRT '
Mai (1735;.
En me parlant de tragédie, monsieur, vous réveillez en moi une idée que j'ai depuis longtemps de vous présenter la Mort de César'^, pièce de ma façon, toute propre pour un collège où l'on n'admet point de femmes sur le théâtre^. La pièce n'a que trois actes, mais c'est de tous mes ouvrages celui dont j'ai le plus travaillé la versification. Je m'y suis proposé pour modèle votre illustre compatriote*, et j'ai fait ce que j'ai pu pour imiter de loin
La main qui crayonna L'âme du grand Pompée et celle de Cinna*.
Il est vrai que c'est un peu la grenouille qui s'enfle pour être aussi grosse que le bœuf ; mais enfin je vous offre ce