Vuy. p yO, note
1. C'est-à-dire certaine, puisée aux sources : il s'agit du Siècle de Louis XIV, dont il disait déjà en 1755 : « C'est l'ouvrage de toute ma vie ..Cf. IcUre 28.
2. On disait autrefois la malhémaliqie, au singulier, comme on
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des extraits odieux qu'ils* portaient jusqu'aux ministres, dans l'occasion. J'avais cru apaiser la rage de ces persécuteurs, en faisant un tour en Hollande ^ ; ils m'y ont poursuivi. Rousseau, entre autres, ce monstre né pour calomnier', écrivit que j'étais venu en Hollande prêcher contre la religion, que j'avais tenu' école de déisme* chez M. s'Gravesande, fameux philosophe de Hollande. H fallut que M. s'Gravesande démentît ce bruit abominable dans les gazettes. Je ne m'occupai, dans mon séjour en Hollande, qu'à voir les expériences de la physique newtonienne que fait M. s'Gravesande, qu'à étudier et qu'à mettre en ordre les Élémeîits de cette physique, commencés à Cirey. Je n'ai opposé à la rage de mes ennemis qu'une vie obscure, retirée*, des études sérieuses auxquelles ils n'entendent rien. Bientôt l'amitié me fit revenir en France «. Je retrouvai à Cirey Mme du Chàtelet et toute sa famille. Ils connaissent mon cœur; ils ne se sont jamais démentis un moment pour moi. J'y ai trouvé le repos et la douceur de la vie, que mes ennemis voudraient m'arracher. Pour montrer une docilité sans réserve à ceux dont je peux dépendre, j'ai, par le conseil de
1. Peisonne peut être ainsi représenté par un pronom au masculin, pourvu qu'il soit séparé de ce pronom par quelques mots qui dissimulent et fassent oublier le genre du substantif. Le pronom représente alors l'idée plutôt que le nom : c'est un accord logique.
2. La vraie cause du départ de Voltaire pour la Hollande, à la fin de 1756, était la découverte, dans les papiers de l'évéque de Luçon (Busiy), qui venait de mourir, de la satire du Mondain, où se trouvait un passage assez vif sur Adam et Eve.