CORRESPONDANCE ENTRE PLINE ET TRAJAN
qu'on disait initiées à leur culte ; mais je n'ai trouvé qu*une superstition ridicule et excessive. J'ai donc suspendu llnformation pour recoorir à vos lumières : l'affaire m'a paru digne de réflexion, surtout par le nombre de personnes que menace le même danger. Une multitude de gens de tout âge, de tout ordre, de tout sexe, sont et seront chaque jour impliqués dans cette accusalioa Ce mal cotitagieui n'a pas seulement infecté les villes , il a gagné les vil-
lages et les campagnes. Je crois pourtant que Ton y peut remédier, et qu'il peut être arrêté. Ce qu'il y a de certain, c'est que les temples, qui étaient presque désefts, sont fréquentés; et que les sacrifices, longtemps négligés, recommencent; on vend partout des victimes, qui trouvaient auparavant peu d'acheteurs. De là on peut juger combien de gens peuvent être ramenés de leur égarement ^ si l'on feil grâte au repentir.