PENSEES
11 est meilleur d’être simple que de connaître beaucoup de mystères.
11 ne faut jamais regarder en arrière.
Gardez votre esprit dans l’humilité : car ceux qui croient pouvoir tenir jusqu’au bout, tombent les premiers.
Dieu va doucement avec nous, parce que notre nature est faible.
Ne faites rien sans avoir obtenu le consentement de Dieu dans votre base affective.
L’esprit de terreur vous exercera et vous jettera dans la prière.
Gardez votre base affective dans le commerce des femmes.
Une femme et des enfants sont de lourdes charges pour suivre le Christ.
Dieu demande de nous une volonté humble et abandonnée qui se laisse conduire par le Saint-Esprit.
Le Diable ne dort jamais.
La souffrance exerce et éprouve l’entendement.
Si vous n’aimez pas vos frères que vous voyez, comment pourrez-vous aimer^Dieu que vous ne voyez pas ?
Tant qu’une âme est attachée à üa Vénus terrestre il lui est impossible de recevoir l’àmour de Sophia.
L'homme qui vit selon son tempérament est semblable aux animaux.
Le bien ne peut être contenu, dans son fonds, que par son contraire.
Il s’est trouvé parmi les premiers solitaires de l’Eglise de vaillants lutteurs; mais la puissance du Saint-Esprit a beaucoup diminué par la suite dans les couvents.
Il est préférable que la femme qui porte un enfant dans son sein s’abstienne du vin.
Un fort est souvent renversé plutôt qu’un faible, parce que ce dernier s’abandonne à Dieu.
Un triomphateur peut rendre témoignage au Christ ; mais à un pécheur qui s’humilie, ae plus grandes grâces peuvent être accordées.
DE JOHANN GEORG GICHTEL
La luxure, même cachée dans l’état conjugal, est souvent expiée par des maladies corporelles.
La pauvreté christique est le premier signe du régénéré.
Pour que l’homme intérieur croisse, il faut une prière ininterrompue,
Plus nousdescendons profondément en nous-mêmes, plus nous nous approchons de Dieu.
J’ai jeté tous mes péchés à la tête du Diable, et j ai pénétré par ma volonté en Dieu en concevant fortetement l’Amour dans mon imagination.
La foi est une force divine, qui créé là où il n’y a rien et qui trouve là où il n’y arien de créé.
Il faut nous préparer au combat, ne pas nous donner un jour de repos et accepter ce que Dieu nous envoie. Alors nous pourrons jouir du bonheur que Dieu nous donnera, et devenir riches ou pauvres sans nous'en affecter.
On passe d’abord dans les déserts de la chair, puis on lutte contre la chair et le sang, (Michael et le Dragon) ; puis contre les sept formes de la Nature, puis contre le Cherub.
Les jeûnes et les exercices ascétiques ne sont pas mauvais en eux-mêmes; mais ils ne constituent pas la voix étroite au bout de laquelle est le Christ.
Le jeûne immodéré irrite la Nature, ce qui est un obstacle dans l’opération spirituelle.
Dieu est Amour ; celui qui reste dans l’Amour reste en Dieu.
Un soldat de Jésus-Christ ne doit pas se préoccuper du soin de la nourriture.
Comment celui qui doute dans la prière, veut-il recevoir? Les spéculations de l’entendement n’atteignent pas le mystère de la foi ; elles n’en sont qu’un reflet.
11 m’est souvent arrivé quand l’homme interne se tournait avec ardeur vers Jésus, de faire deux repas pour un parce que mon e >tomac réclamait de la nourriture matérielle.
Dès qu’une pensée amère nous détache de l’amour, nous tombons dans la tentation.
De même que l’homme ne peut engendrer sans la femme ni la femme sans l'homme, de même nous ne pouvons rien accomplir sans Sophia ou le Christ.
Je n’ai pas eu d’ennemis plus acharnés que les gens pieux.
Que celui qui ne peut prier commence le combat d’amour : il sera bien obligé de le faire quand il sera dans la mêlée.
, DE JOHANN GEORG GICHTEL
Quand le Diable ne peut entrer par l’intérieur, il met son poison dans les éléments du corps pour rendre notre complexion paresseuse et somnolente.
Personne ne peut nous rendre mauvais si nous voulons être bons.
Les jeûnes et les veilles extraordinaires n’améliorent pas, mais la prière.
La vraie connaissance doit passer maintes fois par le feu avant d’être fixée.
Le Saint-Esprit nous dicte lui-même les choses que nous avons à demander et nous évite l’emploi des formules.
Ne cherchez pas de moyen terme.
Je conseille de ne jamais se reposer dans le travail.
Saisir l'humilité et s'y tenir inébranlablement attaché,
Il n’y a pas d’autre remède aux blessures de l’âme que rhumilité et la prière incessante.
La conversation ne rend ipas les gens pieux mais la mort à soi-même.
Il y a un grand danger à posséder des honneurs dans 10 monde et a vouloir etre petit avec les pauvres et humbles. ^
Aucun homme ne peut concevoir quel travail c’est que de demeurerfidèle jusqu’à la fin dans lafoi, l’amour et l’espérance.
Le mariage spirituel ne comprend pas deux personnes mais une seule, qui est SofiJiia comme humanité' de Jésus-Christ.
C est un manque de confiance que de mendier et de demander du secours aux hommes.
La foi commence quand tous les moyens naturels sont épuisés.
J’estime les théologiens pour les plus malheureux et les plus misérables des hommes.
Celui qui reçoit des aumônes faites pour l’amour du Christ se charge des péchés et des besoins du bienfaiteur; il doit les tenir comme siens, et les éteindre et les combattre parla force de l’amour.
Nous aimons notre vie beaucoup trop.
La paix intérieure et extérieure est dangereuse à 1 homme, car le Christ n’est pas venu nous apporter la paix, mais la guerre. PF<Jrier
DE JOHANN GEORG GICHTEL
Voici trente ans que je lutte contre l’ennemi ; je lui ai livré de nombreux combats ; je lui ai coupé des têtes et des membres et il n’est pas encore complètement mort.
La superflu que Dieu nous envoie, nous devons le donner aux pauvres.
Nous n’avons pas à attendre une seconde venue du Christ si nous voulons devenir des prêtres du Très-Haut c’est-à-dire offrir notre vie en anathème pour nos frères, et combattre^la colère du Moi.
Il faut aimer tous nos frères dans la prière et demander pour tous, car il est écrit : Notre Père, et non : Mon Père.
La confusion est si grande qu’on trouverait à peine deux personnes capabfes de se comprendre tout-à-fait en Esprit.
Le temps de la jeunesse est meilleur pour supporter l’angoisse : commencez donc le travail au plus tôt.
Que Dieu nous fasse fidèles jusqu’à la fin.
Il faut une grande prudence dans l’usage des dons spirituels, afin que la vanité et l’amour-propre ne s’y introduisent pas.
Quand la foi est vivante dans notre cœur, les fruits du Saint-Esprit et surtout l’Amour, y mûrissent vite.
De même que nous mangeons et que nous buvons chaque jour, pour développer la chair et le sang, de même l’homme intérieur croît en s’alimentant d’Amour par la faim et la soif de la prière ardente.
Ce n’est pas celui qui commence seulement, mais celui qui persévère jusqu’à la fin qui sera couronné.
Il vaut mieux passer maintenant par la chambre d’angoisse et mourir dès ici-bas à la propriété, que d’attendre à la seconde mort.
Dion nous purifie aussi bien par l’angoisse, lalâcheté, le remords que par les maladies corporelles.
Le Diable grossier, pharisaïque et vicieux est encore facile à vaincre; c’est le Diable pieux qui est le plus pervers et le plus méchant.
Le Seigneur est miséricordieux envers celui qui s’abîme humblement dans Sa grâce.
Le Diable est plus savant et plus malin que nous.
Dieu ne demande pas de nous des actions éclatantes, mais une volonté soumise, qui ne résiste pas à Son Esprit. Tout ce que nous faisons par le MoiLui est désagréable.
Nous voulons bien nousreposeret savourer leparadis intérieur, mais nous ne nous décidpns pas à combattre notre Volonté personnelle, à la tuer et à la crucifier:
DE JOHANN GEORG GICHTEL àA
nos prières ne sont pas écoutées parce qu’ellos viennent de l’égoïsme et non de l’arïiour.
Le monde s’attache à la lettre de l'Ecriture et s’imagine posséder ainsi la parole de Dieu.
Si nous voulons résister à la raison et au Dragon, ce n’est pas un cerveau rempli de science qu’il nous faut, mais un cœur qui appelle çt attire Jésus.
Quand notre esprit est fatigué de prier et de combattre aux côtés de l’Amour, qu’il se réconforte avec une petite lecture.
Représentez-vous Jésus comme une fiancée chère à votre âme, parlez-lui mentalement et placez votre imagination en lui.
N'aimez pas votre vie, sans quoi vous serez craintif, et faible dans la lutte.
Le Diable n’a pas d’autre arme que l’inquiétude de notre ventre.
L’ennemi le plus terrible est en nous-mêmes.
Conservez constamment votre imagination dans l’amour.
Le diable ne peut pas remuer un grain de poussière quand nous hommes ne l’y aidons pas.
Si vous priez et si vous ne doutiez pas, vous recevrez; car le doute-est l’action du Diable.
Nos prières sont des graines, Dieu est le champ; prier bien est donc un travail difficile qui ne peut se faire qu’avec l’onction du Saint-Esprit.
Le Très-Haut est fidèle et miséricordieux : il ne nous éprouve pas au-dessus de nos forces.
Nous ne remarquons pas la ruse du Serpent par laquelle il disperse notre volonté; alors la prière ellemême demeure infructueuse, et il faut que l'âme attende avec patience le message du Saint-Esprit.
Que le Diable est affairé à instiller dans l’âme ses éléments et ses germes de colère, dès qu'il voit que l'homme a accepté une pensée d’amertune! Comme il attise 1 étincelle, et comme il s'agrippe, de sorte qu'en peu de temps, on ne peut plus s'en débarrasser, tel un poison qui s'est introduit dans le sang!
L’homme est triple ; il a un triple esprit et trois yeux : l'un regarde Dieu, l’autre le Diable et le dernier son Astre personnel.
Tout repose sur notre volonté. Est-elle ferme. Dieu aussi est ferme et lui donne ce qu’elle désire dans la rectitude.
Si nous demandons à Dieu Son Esprit de force, il ne nous donnera pas une pierre.
DE JOHANN GEORG GîCHTEL
Si notre volonté est forte, notre foi sera forte ; la volonté et la foi sont une attraction magique et magnétique qui attire Dieu et le royaume du Ciel et les introduisent par l’imagination clans la chair et le sang intérieurs du nouvel homme.
Si quelqu’un a envie de se battre, qu’il se batte' contre lui-même.
L''amour ne voit pas le mal ; il est humble et ne se gonfle pas. '
Combattez contre la Colère : ne lui laissez aucune place ni datls la base affective, ni dans la volonté, ni dans le désir : cette Colère est le Cherub qui sépare ^e pur de l’impuf.
Hc**
Le Spiritus-Mundi capture les meilleures âmes avec l’appât des femmes.
Notre volonté est notre vie.
Il n’est pas suffisant d avoir une bonne apparence, de bonnes opinions, de la bonne volonté et de pouvoir dire des choses magnifiques: tout cela ne résiste pas à l’épreuve du feu.
Le Diable nous instille dans la base affective des idées malicieuses, par le moyen d’un grand savoir; que l’on souhaite souvent devenir d’une ignorance complète, sauf en ce qui concerne le Christ crucifié.
Je tiens pour nécessaire de manger modérément ;
mais s’abstenir de quelques repas pour tomber ensuite dans la gloutonnerie est insensé.*
Prier, ce n’est pas prononcer beaucoup de mots mais c’est abîmer tous ses sens en 'Dieu.
Il nous faut suivre le chemin par où a passé Jésus- Christ, depuis son jeûne dans le désert jusqu’au Con~ summatum est,
Soyons certains que le bon Dieu sait répartir parfaitement toutes choses: personne ne peut se trouver à court, ou n’a raison de se plaindre. Nous n’avons qu’à marcher dans la direction qu’il nous indique.
Le Christ lui-même n’a-t-ii pas passé des nuits en prières : on voit que le combat contre le Spiritus mundi est sérieux et profond.
L’homme est son propre artisan : il n’a aucune raison d’en rejeter sur Dieu la responsabilité.
L’Esprit souffle ou II veut; il n’y a pas de règle à donner là-dessus. Chacun peut sentir en soi-même jusqu’où il peut aller quand l’Esprit de Dieu habite en lui.
La plupart des hommes coupent eux-mêmes le fil de leurs jours par leurs désordres.
La prière du juste peut beaucoup.
DE JOHANN GEORG GICHTEL
Le combat spirituel est indescriptible : il faut l’expérimenter.
La pauvreté christique est un grand mystère : elle ne se trouve que dans le mariage spirituel avec Sophia. Sentant, dégustant, odorant, entendant et voyant les forces divines, on se fie à Tlnvisible tout-àfait : de sorte que Dieu veut ce que la Créature veut et celle-ci veut toujours la volonté de Dieu.
Si quelqu’un a femme et enfants pour lesquels il doit travailler, en le demandant avec persévérance, Dieu lui donnera la clef du Saint-Esprit et illuminera les siens.
Quand l’homme passe dans l’épreuve, le grain de senevé de la foi germe, se prépare à fleurir^ et attire les forces du monde intérieur de la Lumière.
Le Diable combat tous les croyants par le doute.
Dieu n’abandonne jamais celui qui se confie à Lui.
Les gens mariés ont beaucoup de tribulations à surmonter : mais Dieu peut leur donner la couronne comme aux autres.
Chaque lieu a son ciel et son génie qui agissent sur nos sens et notre base affective.
Quand nous sommes unis à Dieu par le Christ et que la force de notre volonté réveille dans notre âme la Teinture lumineuse de l’Amour, nous pouvons ré-
pandre celle-ci par l'Imagination, dans toutes les parties du corps, apaiser en un mot la maladie, la douleur, les chasser, et iious introduire en notre prochain par la foi, pour les même effets.
J ai vérifié que, lorsque j’étais plongé clans la prière silencieuse et que mon âme s’offrait en holocauste pour les malades, ils s’écriaient : Ah ! voici un aiigo qui vient à mon secours !
Notre base affective ne peut pas toiut savoir en une fois : c’est pourquoi Dieu nous exerce lentement.
La plus douloureuse souffrance de la créature est sans contredit l’abandon complet.
Nous nous imaginons souvent la pillule mille fois plus amère qu’elle ne l’est en réalité.
La pauvreté est une très belle médecine.
Quand l’homme dort et ne surveille pas l’ennemi, celui-ci sème de mauvaises herbes dans le centre animique, lequel alors, moitié dans la Ténèbre, moitié dans la Lumière, peut laisser facilement la volonté s’allumer dans la colère.
La Vierge céleste ne se donne qu’à un cœur enfantin, humble et simple.
Il est extrêmement dangereux de mettre la main àla charrue et de s’en aller ensuite : ou transformerait
DE JOHANN GEORG GICHTEL
plutôt un diable en ange de lumière que l’on ne remettrait à sa place dans l’Amour un esprit ainsi tombé.
Les enfants de Dieu ne célèbrent que la bonté et l’amour de leur Père; ils taisent leurs souffrances.
Le Diable nous tente soit par sesélémentsextérieurs : avarice, colère, envie; soit quand le feu de l’Amour brûle dans l’âme, il instille son poison dans Je corps terrestre et y allume toutes sortes de désirs charnels pour y attirer l’imagination de l’homme intérieur. Quand Dieu le chasse, il vole avec des pensées empoisonnées dans la base affective ou monte de son abîme dans le centre de l’âme pour y inspirer des pensées de luxure ou des doutes.
L’Amour est l’humilité essentielle qui se rend avec nous dans la mort, l’enfer et le besoin.
11 faut souffrir souvent que la fureur nous piétine, empêchant et détruisant nos bonnes résolutions ; mais il ne faut pas se lasser, ni quitter la prière, ni jeter les armes.
Là où il y a une grande faim de Jésus, la prière ne sera jamais à court.
J’entends par prière non pas prononcer des paroles : mais converser en esprit avec Dieu, par un langage sans mots.
Satan n’a de puissance que sur la vie extérieure et les biens périssables.
Envérité, j’affirme d’après ma propre expérience, que tant que nous possédons au propre quelques sous pour tranquilliser notre convoitise, la foi nepeul pas pousser des racines en nous, ni l’amour croître, ni la confiance en Dieu se manifester.
La forteresse du diable, c’est notre chair et notre sang ; son cheval de bataille, c’est notre volonté personnelle: son champ de combat est notre base affective et nos sens; ses armes sont lapeur, l’angoisse, l’effroi, le doute, et ses insinuations mensongères dans notre Conscience.
Toute volonté propre est un diable qui combat contre Dieu.
Celui qui s’est vaincu lui-mème et qui a enchaîné sà volonté propre est un roi : mais il ne peut le devenir qu’après un combat général; il lui faut mourir à sa raison et à sa science, devenir semblable à un nouveau-né, chez qui subsistent seuls l’âme et l’esprit, et ensuite passer à travers le feu. Il reçoit alors un corps paradisiaque qui s’appelle Sophia.
Ne dites pas : Mon Dieu, où y a-t-il du pain ? Mais dites : Père adoré, il me manque seulement un peu de foi.
Nos grandes angoisses viennent de ce que notre âme est emprisonnée dans un corps de ténèbres, qui l’empêche de voir et de saisir l’ennemi.
Je vous le dis, en vérité, i’Amour agit plus en une heure que la Colère en une éternité; il améliore, ef celle-çi effraye.
DE JOHANN GEORG GICHTEL
Les femmes adoucissent le fond igné de l’homme, mais elles brisent la force de sa volonté, se mettent à la place du Christ dans sa base atïective et régnent par lui.
Les tentations les plus dangereuses sont celles que nous sommes certains de surmonter , et pour les(^uelles nous ne prions pas.
L’épreuve la plus difficile est cette lutte avec la pauvreté, lorsque le tentateur vient dans la chair et dans le sang pour y être adoré.
Dès que je sens la moindre pensée du Diable, je la lui rejette: faites ainsi; c’est Dieu qu’il faut craindre et non l’adversaire.
Ce qui vient des ténèbres donne un goût d’angoisse et d'enroi dans le cœur.
Restez paisibles.
Exercez-vous dans votre chambre comme les Pères du désert dans leur cellule.
Celui qui a une fois goûté T'amour de Sophia court un grand danger de la part de la Vénus terrestre dans les filets de laquelle il peut tomber très facilernent s'il ne surmonte les influences astrales par une prière constante.
Ne parlez pas à la légère de votre état spirituel a des gens inexpérimentés; par dessus toute chose tenez-vous à l’Amour.
CHOIX DK PENSÉES
La prière est l’aliraent de l’homme intérieur, et la lecture sa boisson.
Quand l’entendement est trop avide et veut tout savoir, Dieu l’oblige à se retirer en soi pour que Tâme arrive à l’humilité et à la méditation.
Il n’y a pas de meilleure médecine contre l’orgueil que la croix ; plus Dieu nous tient sous la verge, plus nous nous humilions et moins nous péchons.
Chacun aura à rendre compte des paroles inutiles.
L’Amour est la fin de la Loi.
11 est dangereux de rechercher l’amitié des grands
Le Diable émeut la-Colère selon les sept formes de la Nature, dans l’homme : tantôt en Vénus, par des pensées impures, tantôt en la Lune en nous insinuant que la perfection n’est pas de ce monde, soit en faisant se dresser lame dans la propriété de Mars, par le feu du xMoi. soit par Jupiter de sorte que lame s’empoisonne elle-même; avec le Soleil il l’occupe d’imaginations et de fantaisies étrangères; avec Saturne, elle doute de Dieu et par Mercure, il lui donne une fausse confiance en lui.
Dieu habite dans l’obscurité^ et, quand nous voulons parler avec Lui, nous devons nous rendre obscurs extérieurement et fermer nos yeux terrestres ; car la lumière s’aiguise dans les ténèbres.
DE JOHANN GEORG GICHT
EL
Prier derrière une porte atteint Dieu plus que de mendier devant la porte.
Chacun voudrait bien avoir le secret de la 1 einture alchimique extérieure ; mais personne ne recherche la Teinture intérieure : c’est pourquoi elles restent toutes deux sous le sceau du Mystère et sur mille chercheurs, pas un ne trouve quelque chose.
Plus profondément nous creusons en nous-mêmes, plus proches sommes-nous de la divinité.
Nous ne pouvons trouver de repos pour notre coeur et nos sens que dans l'accomplissement de la très chère volonté de Dieu.
Je ne m’inquiète jamais d’atgent quand j ai besoin de quelque chose, je vais à notre Père céleste et lui présente ma demande : Il m’entend et pourvoit à mon besoin.
Le premier argument du diable est : tu es un pécheur, Dieu ne t’écoulera pas, tu ne peux pas prier. Ce sont des mensonges que l’on découvre quand la base affective lutte et croit aux paroles du Christ.
Là où se trouve le véritable amour, se trouve aussi un accord fraternel; et de cette harmonie, la prière arrive bien plus facilement à Dieu, selon l’enseignement du Christ.
Apprenez à distinguer en vous l’action des trois principes : vous pourrez vaincre toutes les difhcultés.
Quand j’avais des frères et des collaborateurs avec rnoi, chacun avait une chambre à lui pour ses exercices spirituels.
Il ne faut pas laisser à notre esprit la moindre initiative sans avoir au préalable demandé à Dieu par la prière, quelle est Sa volonté; et si notre base affective ne nous donne pas clairement la liberté d’action, il vaut mieux s’abstenir.
Plus le diable est serré dans la volonté propre, plus il se débat,jusqu’à ce qu’il soitcomplètement enchaîné.
Il est plus certain d’être petit, faible et bas à ses propres yeux : si on tombe, ce n’est pas de très haut, et on peut se relever facilement.
Quand le péché est grand, la grâce est encore plus grande.
Si nous voulons prier pour des femmes, il faut les imaginer en Jésus et Lui demander qu’il veuille bien leur faire la grâce de Se manifester à elles.
Il est facile de gagner son pain matériel en travaillant ; le créer pat la prière est une chose douloureuse que peu comprennent et qui s’appelle vivre du Verbe, croire et prendre là où il n’y a rien.
Le véritable jeûne spirituel a lieu quand le Fiancé se retire et que l’homme intérieur a faim ainsi qu’il est décrit au Cantique des Cantiques.
DE JOHANN GEORG GICHTEL
L’homme élémentaire ne peut aller que jusqu’au Soleil ; mais l’esprit de notre âme peut aller au Ciel et dans l’Enfer.
II faut se défier des fréquentations féminines : cela écarte Sophia.
Sophia est le corps céleste en nous, la chair et le sang du Christ, et même temps le miroir où se reflète Dieu de toute éternité. Elle est très amoureuse du fonds igné de Tâme, mais comme cette dernière est inconstante, il faut qu’elle subisse l’épreuve et vainque l’Esprit de ce monde dans la teinture de Vénus.
La vraie foi croît là où il n’existe rien et prend là où rien n’a encore crû.
Les érudits de l’école ignorent la régénération ; leur parole vieht de l’extérieur, de l’Esprit de ce monde.
De même que le grain de blé qui meurt dans le sol produit une plante, de même, plus notre prière jaillit des profondeurs ténébreuses de l’Enfer, plus elle grandit, plus la foi se fortifie.
Le travail par lequel les pauvres christiques gagnent Jeur pain est l’offrande qu’ils font dans la prière, de leur vie pour les autres : en priant, ils projettent, par imagination magique, leurs forces dans les autres âmes et les orientent vers Dieu.
CHOIX DK PENSÉES
Il ne faut pas admettre d’autre pensée dans l’imagination que celle de l’amour.
L’homme ne se nourrit pas seulement de pain ; le Verbe crée perpétuellement dans notre âme, lorsque celle-ci prie en esprit et en vérité.
Nous avons en nous deux centres: le ciel et l’enfer ; le prince delà colère garde ce dernier, et le chérubin garde la porte du premier.
La naissance de Jésus dans l’âme est très cachée : Dieu engendre l’humanité à nouveau, en dehors de la chûL . ' •'r>3 avoir fiancé Son Fils et l’âme. Celleci est arrivée au but lorsqu’elle perçoit Dieu par la Vierge.
Toutes les religions extérieures sont dans le jugement de la colère de Dieu.
La grande misère corporelle et spirituelle de l’homme est le bois dont nous allumons le feu de la prière.
La nouvelle alliance n’a pas de temple matériel : la Nouvelle Jérusalem vient du Ciel.
Il y a trois sortes de cène :
1 ° Celle de la foi en celui qui est le pain de vie ; lorsque vient la pauvreté matérielle ou spirituelle.
2 ° Celle du combat intérieur par l’holocauste de l’âme qui s’offre pour les autres.
y Celle du sacrement, souvenir du Christ.
DE JOHANN GEORG GICHTEL
Il n’y a pas encore eu sur la terre d’assemblée parfaitement pure.
11 vaut mieux rester en soi et chez soi.
L’exaltation de l’homme jusqu’aux chœurs angéliques ne dure jamais longtemps, afin que l’âme ne cherche pas le repos, et creuse toujours à travers le deuxième ciel du feu magique pour atteindre le 3 ® ciel de la Teinture.
l'ous les écrits qui parlent du Christ sont bons ; mais ce que notre mémoireen retient ne résiste pas au feu.
Qfiand la nuit vient dans l'âme, que les puissances divines s’arrêtent, que la raison combat la foi, la science ne sert à rien qu’à rendre le combat plus dur.
11 faut prendre garde à ce dont notre âme à faim, pour lui laisser recevoir l’aliment dont elle a besoin.
Les régénérés gagnent leur pain à la sueur de leur âme.
Dieu créa Adam et Eve ensemble, mais réunis en un corps, comme feu et lumière, âme et esprit en un corps et deux qualités.
La circoncision est le symbole de ce qui se passe dans l’homme intérieur, lors de la régénération.
Le corps d’Adam était cristallin, composé de l’élé-
ment pur, source des quatre autres, subtil comme celui du Christ après la résurrection.
La Sophia nous est dans le spirituel ce qu’une épouse serait dans le matériel : une matrice où nous jetons notre semence spirituelle.
Le vrai travail spirituel rend le corps matériel incapable de travail.
La prière intérieure est plus haute et plus puissante quand on est seul.
Nous ne renonçons pas à la moindre des choses terrestres, que Jésus ne nous la rende spirituellement.
Les opinions provoquent des discussions; mais la vie de Jésus produit l’unité de la volonté dans l’amour.
La raisonne peut pas comprendre l’action du Verbe, quelque pénétante et subtile qu’elle soit dans la lumière extérieure de la Nature. Ce qui a lieu dans l’esprit du Verbe est un château fermé qui lui demeure un mystère. Ce qu’il en peut saisir est une ombre très affaiblie de Tessence.
Le Verbe s’exprime d’une façon toute familière avec les hommes dont il trouve l’oreille, chez les cœurs ouverts, dans lesquels il opère aussitôt son action purifiante et sanctifiante, selon la forme de l’esprit dans l’auditeur.
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