SCÈNE IX
LA MÈRE D'AUGUSTE, LE ROI, AUGUSTE, THÉODORE, CAROLINE, SUITE du rot dans le tond.
CAROLINE ouvre la porte avec violence , traverse et s'élance vers son frère.
Mon frère, ma mère, pardon, sire... mais il s'agit de l'honneur de mon frère... Le voilà, votre rouleau. C'est moi qui l'ai trouvé sur un fauteuil dans ce sa-
Ion : prenez, monsieur, prenez votre argent, et n'exposez pas, ne perdez pas mon frère.
THÉODORE , transporté, sans prendre le rouleau , s'adresse à toute la suite du roi , et surtout aux pages.
Messieurs, vous l'entendez... Auguste est innocent. Au roi. Grâce, sire, grâce! Mon ami était livré aux soupçons ; je ne savais ce que je disais , ce que je faisais; je ne sentais que la peine de mon ami. Votre majesté peut me faire punir ; mais mon cœur vaudra toujours mieux que ma tête.
LE ROI, en retenant un souri;.
Ceci s'examinera, monsieur, n rp retourne veis Auguste. Auguste... tantôt, quand tu dormais sur cette chaise. . . Auguste baisse les yeux, quel papier tenais-tu à la main?
AUGUSTE
La lettre de ma mère.
Théodore regarde souvent Caroline; il craint de lui avoir déplu.
LE ROI , avec bonté.
Si je l'avais lue, tu me le pardonnerais, je pense — Quand on place si bien son argent, ce n'est pas trop d'un témoin. . . . el pendant ton songe. ... ne croyais-tu pas que le ciel t'envoyait cent ducats?
AUGUSTE , jetant un regard sur sa mère- Ah! sire!
LE ROI
Eh bien! c'est moi qu'il a chargé de te les remettre. Voilà, messieurs, toute l'énigme. Les modestes vertus
de cet enfant devraient servir d'exemple à ceux qui
l'accusaient. Théodore corn I ;ï son ami et l'embr sfe. Faites
venir ce brave homme et sa femme, a ta mère Combien avez-vous d'enfants, madame?
LA MÈRE
Sire , cinq fds et une fdle.
LE ROI
J'aurai soin de chacun d'eux.