‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 11 sur 139 · FAIRFAX, MORGAN · texte numérisé non relu

FAIRFAX, MORGAN

FAIRFAX , lisant an papier que Morgan vient de lui remttlre. L'attaque de cette nuit nous aurait coûté tant de braves soldats ?

MORGAN

Oui , mon général, huit cents hommes; et s'il faut l'avouer, l'élite de l'armée.

FAIRFAX

Encore, si nous avions racheté cette perte par quelque avantage ! mais après tant d'assauts , Colchester n'en résiste pas moins à nos armes. L'exemple d'Oxford vient d'enfler le cœur des habitants; et l'opiniâtre Capell....

MORGAN

Cet homme seul est pour la ville une sûreté plus forte que ses remparts. C'est en vain que nous les

attaquerons , tant qu'il voudra s'obstiner à les défendre.

FAIRFAX

Il n'a pas long-temps à me braver encore.

MORGAN

Quoi ! mylord. . .

FAIRFAX

Si je ne puis vaincre sa résistance , son fils saura la forcer.

MORGAN

Son fils?

FAIRFAX

Oui , Morgan. Le jeune Arthur m'ouvrira , dès ce jour, les portes de Colchester. C'est dans ce dessein que je l'ai fait venir de Londres avec mon fils. On vient de m'annoncer leur arrivée.

MORGAN

Voici Surrey qui revient de la place.

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