‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 115 sur 139 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

VALBELLE

Minuit ! voilà donc l'heure où ces scélérats comptent accomplir leur projet... Mais celle où Rose doit m'attendre dans le jardin et m'ouvrir... je l'ignore; elle n'a pas eu le moyen ni la possibilité de me l'indiquer. A présent , comment savoir. .. Préparons-nous

toujours. Il va chercher ta caisse el la pose sur la table. Prenons cet or, mon portefeuille. .. Barricadons nous , cela donnera du temps. I ferme la porle à double tour c t met les verrous. Il n garde dans le coffre, sous le lit, pI au buffet. Car si l'hôtesse avait conçu le plus léger soupçon, si les brigands allaient avancer l'instant... Que faire ?.. Descendre ! je hâte la perte de Rose et la mienne... Rester! une mort assuré;... Dieu ! quelle cruelle alternative!... Je n'entends rien ! On la retient peutêtre!... Et mes gens... Les malheureux! je n'ose prévoir leur sort... Nous sommes tous perdus... At-

tendons l'instant fatal.. . Prenant ses pistolets et les armant. Mais le premier qui paraîtra. . . ici on entend une guitare. Ah ! voilà mon sauveur ! c'est le signal du départ , je n'en puis douter. La guitare joue très fort et très vite. Il attache la corde et éteint la chandelle; il ouvre la fenêtre, monte, s'abandonne ;i la corde et disparaît.

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