DUBOIS, COMTOIS
COMTOIS entre doucement, et appelle.
Dubois, tu dors? Dubois?
DUBOIS
Ah! c'est toi, Comtois? Oui, je dors. Qu'est-ce que tu veux ?
COMTOIS
A quoi t'amuses-tu donc de dormir, pendant qu'il y a tant d'argent à gagner là-bas avec nos camarades ? DUBOIS.
Oh ! tu sais bien que je ne suis pas joueur comme toi. Va jouer si tu Veux , et laisse-moi tranquille : mon maître m'a dit de l'attendre ici ; il faut que j'y reste.
DUBOIS
Eh bien , mettons deux louis chacun ; j'irai jouer pour toi et pour moi. Fie-toi à moi ; il y aura bien du malheur si je né te gagne pas de l'argent. DUBOIS.
Tu me tentes, Comtois. Allons, tiens, voilà deux louis ; c'est tout ce que je possède : mais ne va pas les perdre, au moins.
comtois.
Non ; sois sûr que je gagnerai ; je sens cela.
DUBOIS
Oui ; mais lu es un joueur insatiable. Si tu doubles nos fonds, je veux que tu nie rapportes ma part, entends-tu ?
COMTOIS
Laisse-moi faire.
n sort.