‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 6 sur 139 · DUBOIS, COMTOIS · texte numérisé non relu

DUBOIS, COMTOIS

COMTOIS entre doucement, et appelle.

Dubois, tu dors? Dubois?

DUBOIS

Ah! c'est toi, Comtois? Oui, je dors. Qu'est-ce que tu veux ?

COMTOIS

A quoi t'amuses-tu donc de dormir, pendant qu'il y a tant d'argent à gagner là-bas avec nos camarades ? DUBOIS.

Oh ! tu sais bien que je ne suis pas joueur comme toi. Va jouer si tu Veux , et laisse-moi tranquille : mon maître m'a dit de l'attendre ici ; il faut que j'y reste.

DUBOIS

Eh bien , mettons deux louis chacun ; j'irai jouer pour toi et pour moi. Fie-toi à moi ; il y aura bien du malheur si je né te gagne pas de l'argent. DUBOIS.

Tu me tentes, Comtois. Allons, tiens, voilà deux louis ; c'est tout ce que je possède : mais ne va pas les perdre, au moins.

comtois.

Non ; sois sûr que je gagnerai ; je sens cela.

DUBOIS

Oui ; mais lu es un joueur insatiable. Si tu doubles nos fonds, je veux que tu nie rapportes ma part, entends-tu ?

COMTOIS

Laisse-moi faire.

n sort.

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