LA MÈRE ET CAROLINE
Cher Auguste! où est- il?
l'hote.
Une minute plus tôt , vous le trouviez , mesdames. l'hôtesse.
Il n'y a qu'un instant qu'il vient de s'en aller; ce cher enfant! il a couru toute la nuit pour le service du roi , et il a été obligé de retourner au château bien vite; mais il m'a promis qu'il reviendrait dès qu'il le pourrait. Ah ! madame , quel fils vous avez ! quelle tendresse pour sa mère et sa sœur ! Si vous aviez vu son empressement , ses inquiétudes , et votre lettre,
madame , qu'il porte sur son cœur. Ah ! je 11e puis y songer sans verser encore des larmes, mais elles sont bien douces.
CAROLINE , attendrie.
Ah ! ma mère !
LA MÈRE , atteudrie.
Chère Caroline ! nous l'embrasserons bientôt. Monsieur l'hôte , dès que mou iils sera arrivé , vous voudrez bien...
l'hôtesse.
C'est moi , madame , qui vous l'amènerai.
l'hote.
\on , ma femme ; c'est moi qui aurai cet honneur : vous conduirez ces dames à leur appartement; elles auront besoin de vous; et moi , je reste ici ; j'attendrai monsieur le page , et le présenterai moi-même. a la mère Madame , quand il vous plaira.
LA MÈRE
Monsieur l'hôte , je vous remercie de vos attentions et de votre bon accueil.
L'hôtesse conduit ces dames à leur appartement, et Lisbetb n'osant passer devant l'hôtesse , après un jeu muet de part et d'autre, finit par passer la première en faisant une révérence à l'hôtesse.