‹ Choix de petits drames en prose et en versChapitre 8 sur 139 · DUBOIS, COMTOIS · texte numérisé non relu

DUBOIS, COMTOIS

COMTOIS

Ma foi , mon enfant, j'en suis bien fâché , mais nos fonds sont flambés.

DUBOIS

Vrai?

COMTOIS

Oui , très vrai. Un diable d'homme , sur la main de qui je me suis enfilé , a passé dix fois , et a jeté les

cartes le viens voir si tu veux refaire de nouveaux

fonds.

DUBOIS

Tu sais que je t'ai dit que je n'avais que ces deux louis. Ainsi...

COMTOIS

Allons , tu badines : un garçon rangé comme toi a toujours un magot de côté qui est bien garni. Si tu ne veux pas que j'aille jouer au trente et quarante, faisons mieux , jouons ensemble au piquet. Tu sais que tu es plus fort que moi ; et cela te désennuiera en attendant ton maître, qui, sûrement, passera la nuit à danser.

DUBOIS

Jouer au piquet ?. . . Mais je n'ai pas de cartes ici.

COMTOIS

Oh ! qu'à ça ne tienne ; en voilà un sixain que j'ai pris là-bas.

DUBOIS

Mais.... Non , je me soucie pas déjouer. A part. 11 joue mal. Si pourtant je savais lui regagner mes deux louis avec quelques uns de ceux de la cassette. Haut. Tu veux donc jouer absolument ?

COMTOIS

Allons, ne te fais pas tant prier; tu en as autant d'envie que moi.

DUBOIS

Eh bien , arrange la table ; je suis à toi. Il va à la cassetle, qu'il ouvre.

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