‹ Choix de petits drames et de contes tirés de BerquinChapitre 45 sur 102 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Vers le poinl du jour.

VALENTIN , dormant encore, MATTHIEU.

Matthieu, l’éveillant. Allons, mon camarade, c’est assez dormir. L’alouette s’est déjà égosillée, et le soleil va bientôt paraître derrière la montagne. Nous allons nous mettre en marche pour retourner chez vous.

valentin, se frottant les yeux. Quoi ! déjà? déjà ? Bonjour , mon cher Matthieu !

Matthieu. Bonjour , monsieur Valentin ! Comment avez-vous dormi ?

valentin , se levant. Tout d’un somme. Voici ta camisole ; je te remercie mille et mille fois. Je ne t’oublierai de ma vie.

Matthieu. Ne parlons plus de remerciments. Je

LA VANITÉ PUNIE

suis plus content que vous. Allons, suivez-moi; je vais vous conduire. ( Ils partent. )

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