‹ Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI (volume 2)Chapitre 9 sur 65 · Badclaire, sabre court ou couteau de chasse · texte numérisé non relu

Badclaire, sabre court ou couteau de chasse

de sang en ladice (sic) esglise; laquèle a pour ce esté tenue pour pollute, et l'a convenu réconcilier. Pour occasion duquel fait, etc

Beauvais, avril \ 382 '.

{Très, des Ch. Reg. JJ. 120, pièce 250.)

XVÏI

Montre de la garnison du château de Caen. Caen, 8 mai 1382.

La reveue de noble homme Monseigneur Yon , sire de Garencières, chevalier, chastellain et cappitaine du chastel et ville de Caen , six hommes d'armes et dix arballestriers en sa compaignie et soubz son gouvernement en la garde dudit chastel, receus par nous Michiel Jourdain , lieutenant général du baille de Caen et commissaire du Roy nostresire en ceste partie, à Caen, le viii^jourde may, l'an mil ccciiii"' et deux.

Escuiers.

Richart de Mailloc. Eiiiery de la Palu.

Robert de Folleville. Jehan de la Palu.

Guillaume de Bernabo. Colart le Long.

Arbalestriers .

Gaultier Rabot. Jehan le Chambellenc.

Guillaume de Moncoq. Hubert de Paris.

Chardin Homo. Jehan le Thur.

Jehan Deschalloux. Jehan de Malaunoy.

Jehaji le Bidaut. Jehan le Sourt.

(Orig. parch. — Arch. de CEmp. Carton K. 53, pièce 13. Sous le même numéro se trouvent trois autres montres, des 8 octobre, 4 novembre et 10 décembre de la même année 1382. Elles sont absolument semblables

1. L'année 1382 avait commencé au 6 avril et fini au 22 mars 1383.

y 6 PIÈCES INÉDITES.

à celle-ci. Seulement, parmi les arbalétriers, le nom deRichart le Portier remplace celui de Jehan de Malaunoy, qui ne paraît qu'à la première des quatre montres.)

Emprunt de 80000 francs dor fait par Charles VI à la ville de Paris.

Saint-Denis, 17 mai 1382.

Charles, par la grâce de Dieu roy de France. A tous ceulz qui ces lettres verront, salut. Savoir faisons que par l'advis et déiibéracion de nostre grant conseil nous avons octroie et octroions de grâce espécial , certaine science et auclorité royal, par ces présentes, à noz bien auiez les bourgois et habitans de nostre bonne ville et diocèse de Paris, que l'octroy à nous fait au jour duy par eulx de la somme de quatre vins mille frans d'or, pour une année commençant le premier jour de mars deirenierement passé, tant pour nostre eslat comme pour le fait de la guerre et les allaires de nostre dicte ville , ne porte ou face ou temps avenir aucun j)réjudice à nostre dicte ville, ne à leurs libertez, privilèges et franchises en aucune manière. En tesmoing de ce nous avons fait raectre nostre seel à ces lettres. Donné à Saint-Denys en France, le xvif jour de may , l'an de grâce mil ccc quatre vins et deux, et de nostre règne le second. Soubz noslre seel ordené en Tabsence du grant.

Sur le repli : Far le Roy en son grant conseil.

J. Tabari.

(Orig. parch. scellé sur double queue en cire jaune. — Arch. de CEmp. Carton K. 948, pièce 47.)

Octroi de nouvelles lettres de rémission en remplacement d'autres qui avaient été rongées par des rats.

Saint-Denis, 27 mai 1382.

Charles, etc. Savoir faisons àtouz présens et avenir. À nous avoir esté exposé par noslre amé et féal Andrieu, sire de Rambures, cbevalierj pour lui, Guillaume Bayne et Jehan de Cambernart dit Havart, escuiers, ses complices en ceste partie. Disant que nostre trèschier seigneur et ayeul le roy Jehan, que Dieu absoille, à la requeste et supplicacion de noz amez et féaulz cousins le conte d'Eu et le maistre des arbalestriers de France, dès Tan mil ccclx ou environ, quicta, remit et pardonna par ses lettres patentes scellées de cire vert et en laz de soye, aux diz sire de Rambures, Guillaume Bayne et Jehan de Cambernast (sic) dit Havart, certain homicide par eulz commis et perpétré es personnes de Frémin Légier et Raoul de Lambercourt. Lesqueles lettres, avecques certaines autres lettres passées et accordées par les amis charnels desdiz Frémin et Raoul sur la paix et accord dudit homicide, ont depuis certain temps ença telement esté desrompues et mangées de raz ou autre vermine, et par espécial celles de nostredit ayeul, qu'il n'en puet aucunement apparoir , et les autres en aucuns lieux sont mangées et despéciées et y faillent plusieurs moz et paroles. Duquel homicide le fait fu tel, si comme nous a dit ledit sire de Rambures

Saint- Denis, 27 mai 1382.

[Très, des Ch. Reg. JJ. 120, pièce 262.)

38 PIÈCES EVÉDITES.

Guerres privées.

Paris, dernier janvier 1383.

Charles, etc. Savoir faisons à tous et avenir, k nous avoir esté exposé, de la partie Robert de Vigne, escuier. Que comme les nobles de l'Empire aient acoustumé de guerroier les uns contre les autres; et le seigneur de Saint-Triver', oudit Empire, eust requis ledit Robert, qui est son parent, de tenir son party contre ceulx de Sainte-Croix *, contre qui il disoit avoir guerre. Si advint que le dit sire de Saint-Triver, à cause de ladicte guerre, entreprinst de prendre Philippe de Sainte-Croix, évesque de Mascon, qui estoit frère Jehan de Sainte-Croix ; lequel Philippe estoit lors en un chastel de l'église de Mascon nommé Romenay', par delà la rivière de Saônne, es parties de l'Empire. Et là, de fait, le dit sire de Saint-Triver, à grant assemblée de gens d'armes, oii le dit Robert estoit, vint et entra céiéément ou dit chastel, et là, prindrent le dit évesque, ensemble ses chevaulx et ses biens qu'il trouvèrent, et le menèrent prisonnier à Saint-Triver, es prisons du dit seigneur de Saint-Triver, où il le tindrent prisonnier par aucun temps. Aussi prindrent audit lieu de Romenay, Jehannete de Sainte-Croiz, bastarde dudit Philippe, à la quelle bastarde l'un de ceulz qui la prist, autre que le dit Robert, mist un colier de fer fermé au col, et atant le [la]

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