Conflans-Sainte-Honorine (Seine-et-Oise
à Tramblay, au voyage et armée qui derrenièrement y a esté fait, ilz y ont trouvé ledit Nicolas près de la forteresse, le dimenche xmie jour de janvier derrenièrement passé, à midi ou environ, et ylleucques, meuz de cbault sang et par temptacion de l'ennemi, l'ont battu et blécié en plusieurs parties de son corps, dont mort s'est ensuye en sa personne quatre jours après ou environ. En nous humblement suppliant
(Suit la rémission adressée au prévôt de Parisavec la clause. — « Parmy ce qu'il sera deux mois prisonnier au pain et à l'eaue ou paiera dix livres tournois à l'Ostel Dieu de Paris. » )
Paris, février 1419.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ, 171, pièce 88.)
Lettres de rémission pour un homme cf armes qui avait fait sa soumission.
Paris, août 1422.
Charles, par la grâce de Dieu Roy de France. Savoir faisons à tous présens et advenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion de Colinet de Versagnes, contenant :
Comme il se soit tenu en la compaignie des gens d'armes et de traict estans es villes de Crotoy et de Gamasches et du pays d'environ, es places tenant le party contraire à nous, oultre et pardessus noz commandements et deffenses, et ait en leur compaignie fait plusieurs chevauchées et entreprises, sans ce qu'il n'aitpillé nerobé, en commectant désobéissance et vice de crime envers nous. Et il soit ainsi que naguères
lui estant en ladicte ville de Gamasches, se soit traict pardevers nostre trèscher et féal cousin, Jehan de Luxembourg, seigneur de Beaurevoir, lors estans en armes sur les champs, lequel l'a reçeu en nostre service et obéissance, en faisant le serment de la paix faicte entre nous et nostre trèscher et trèsamé filz et héritier, le Roy d1 Angleterre, Régent le Royaume. Et incontinent nostredit cousin l'ait ordonné estre en la garnison de Bauchien, où il nous a tousjours servy, et soit encores prest de nous servir; lui repentant et congnoissant qu'il avoit failly et mesprins envers nous, en voulant laissier l'iniquité et pertinacité de nosdiz ennemis. Et combien que ad ce il ait esté receu, néantmoins il doubte que à l'occasion de ce que dit est, et que paravant il avoit esté en la ville deSaint-Riquier, dont il fut excepté du traictié fait à la reddicion d'icelle; de laquelle reddicion d'icelle ville faicte à nosdiz adversaires, il est pur et innocent, et sans coulpe, ne oncques à congrégacion, assemblée ou paroles qui feussent faictes ou dictes de la dicte reddicion à nosdiz adversaires, ne fut présent ne consentant. Maiz est vray, que au jour que ladicte reddicion se fist à nosdiz adversaires, il estoit à sa garde, au crestel, moult arrière de la porte où nosdiz adversaires entrèrent, noz officiers le voulsissent arguer, etc. . . .
Paris, août 1422.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ, 172, pièce 139.)
Mention d'une blessure faite par le canon. Rouen, avril U22.
Henri, parla grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion de Marguerite de Pinon,damoiselle,aagéedexvin ans ou environ, femme de Michiel Bouyer, escuier , de l'aage de xxv ans ou environ, à présent prisonnier à Meaulx, contenant :
Comme depuis la prise d'icelle ville de Meaulx, icelluiescuier, quiestoiten icelle, ait tousjours esté detenu prisonnier et tous ses biens perduzet ses héritages prins et mis en nostre main, et telement qu'il ne leur est riens demouré, et pour ce est en voye de mourir de fain es dictes prisons, où il est griefment malade et mutillé en l'une de ses jambes d'un coup de canon en manière qu'il ne se peut aidier, ne ladicte suppliante sa femme n'a de quoy lui administrer son vivre. . . .
Rouen, avril 1422 avant Pasques.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ. 172, pièce 489.)
Mœurs des gens de guerre. {Commerce de cuirs. — Ruage.) Paris, 21 mai 1381.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. A nous avoir esté exposé de la partie des amis Pierre de Saint-Yre, ou diocèse de Lymoges , demourant à
présent en la ville de Vierson, povre marchant, chargiéde femme et de plusieurs petiz enfans, prisonnier en nostre chastellet d'Oi liens :
Que comme, de ladicte ville de Vierson, il eust mené en la ville de Soyme1, cuirs tannez pour vendre à détail, lesquelz il ne vendi pas touz. Et en s'en retournant, les gens et officiers du seigneur de Soyme, qui le poursuirent, lui eussent fait faire amende, et le grevé et exploitié de certaine somme d'argent, pour ce que il disoient, lui estre partiz sanz paierie truage, De quoy il ne devoit riens, pour ce que touz les babitans de la ville de Virson sont frans et exemps de paier truages et péages, et de ce ont usé et usent. Pour cause de laquelle amende il entra en courroux et marencolie. Et après ce, en ala vers Jargueau, où il vendi ses denrées. Et de Jargueau se mist au chemin de Chartres, pour aler veoir aucuns de ses amis charnelz demourans en la dicte ville de Chartres. Auquel chemin encontra certains gens d'armes qui estoient sur le pais, les quelx lui ostèrent trois franz qu'il avoit, et en espérance de recouvrer son argent d'eulx, il se mist en la compaignie d'un homme d'armes, appelle Jehan Giron, et s'en ala avec lui jusques à Baux en Gastinois. (Duquel lieu, en l'ostel où il furent logez, il trouva es mareschausies un drap de lit et une aulne et demie de toile, qui estoient aux variés des autres gens d'armes, lesquiex il prist et emporta. Et aussi là où ilz furent logez, à Batilli 8, une femme dudit lieu presta audit Jehan Giron, son maistre, deux draps de lit pour son
i . Souesme (Loir-et-Cher).