Gometî-le-Chùtel , ou Saint-Claîr, en Hurepoix {Sewe-ct
Oise).
touz ensamble, un appelle Denis, ne de Tilemont en Breban, et Hennequin Vaux, né de Lindres emprès Tillemont, vindrent oudit hostel, et s'efforcèrent de prandre et ravir ladicte Jehannète. Et adont fu ledit Guiot, qui est sergent dudit lieu de Gomiez, envoie querre pour faire défense de parle seigneur dudit lieu aus dessusdiz, qu'il ne meffeissent ou feissent force à ladicte Jehannète. Lequel y vint , et trouva que ledit Hennequin tenoit une dague nue, de laquelle il dëfendoit que ladicte Jehannète ne feust rescousse. Et lui dist ledit Hennequin, que c'estoit une putain, que aultrefois il avoit veue. Et lors ledit Guiot, qui est jeunes, simples et ignorant, et qui avoit paour que ledit Hennequin ne le férist de ladicte dague, jà soit ce que en sa présence ladicte Jehannète criast, dist tèles paroles : « Que dyables! mettez vous tant à faire? levez la et l'emmenez tantost et vitement, à ce que on n'en ait plus noise, d Senz autre chose dire ou faire. Et depuis a poursuy et aidié à prandre les diz Denis et Hennequin, lesquelz sont prisonniers pour ce. Et pour occasion de ce, soit ledit Guiot prisonnier, et doubte rigueur de justice, etc. . . .
(Rémission adressée au prévôt de Paris.)
Donné à Paris, ou mois de juing, l'an de grâce mil CGC Tui" et dix, et le x'' de nostre règne. Par le Roy, à la relacion du conseil,
P. DE DiSY.
(Arch. de l'Emp. Très, des Ch. Reg. JJ 138, pièce 274.)
Outrage aux mœurs.
Saint-Germain en-Laye, janvier 1399.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu l'umble supplicacion des amis charnelz de Robin Roussel, de la ville de Rosny ', povre ieune homme laboureur, contenant :
Que comme naguerres, ainsi .lu'il estoit alez bo.re en l'ostel Guillaume Riquedent, en la ville de Blatrir, ouquel hostel il but et souppa avec ledit Riquedent et avec sa femme. Et quant il/ eurent souppé, il/, se prindrent à parler et à esbatre , en disant l'un a 1 autre qu'il/ avoient plus grant membre l'un que l'autre, et -aiga ledit Riquedent pour un pot de vin qu'il avoil plus bel membre que ledit Robin. Et tant, que ledit Robin monstra le sien premièrement, et quant il l'eust monstre, dist audit Riquedent .juil monstra le sien, ou qu'il avoit perdu un pot de vm. Lequel Riquedent ne le voult monstrer. Et pour ce ledit Robin se prist à la robe dudit Riquedent par esbatement , afin qu'il ne s'en alast et qu'il monstiast son dit membre. Laquelle chose despleut audit Riquedent, et se courca, en disant que se le dit Robin toucboit plus a lui, qu'il feroit que fol. Et lors ledit Robin, qui fu bien courcié de la honte qu'il avoit eue d'avoir monstre son menbre, et aussi de ce que l'autre se cour-
coil à lui, prist un petit coustel qui estoit sur la table, et donna du plat au dit Riquedent, san/ lui faire sanc. Et lors ledit Riquedent s'esmeut, en disant audit Robin plusieurs injures et villenies. Adono ledit Robin, esmeu de tout ce, et qui avoit bien beu, prist un billart qu'il avoit porté avec lui oudit hostel et de quoy il avoit joué ledit jour aux billes', et en frappa ledit Riquedent sur la teste, tant qu'il se laissa cheoir ou feu. Et ce fait, ledit Robin s'en issi hors dudit hostel. Et ledit Riquedent ferma son huis. Et s'en ala ledit Robin où bon lui sembla. Et le lendemain, ledit Riquedent ala de vie à trespassement. Pour lequel
(Rémission adressée au baîlli de Gisors. — Deux mois de prison fermée, dommages à la partie civile.)
Donné à Saint-Germain en Laye, ou mois de janvier, l'an de grâce mil cccnii" et dix neuf, et de nostre règne le vintiesme.
Par le Pioy, le sire d'Ivry et autres présens.
(Arch. de l'Emp. Très, des Cli. Reg. JJ. 155, pièce 314.)
Femme entraînée dans une maison de tolérance à Châlons-sur-Marne.
Nous avoir reçeu l'umble supplicacion de Ferry du Tertre, povre jeune homme, contenant :
fi- ■(■■