Antoine, comte de Rhétel , puis duc de Brabant
vant toutes autres choses ainsy que tenus y sommes , toutevoie nous semble-il que quant à présent , actendu Testât de mondit seigneur tel qu'il est, nous y eussions bien peu prouffité; et aussi pour ce que les nosces de Anthoine , nostre filz , et les partages de nosdiz enfans, ne sont encores faiz, nous, tant pour , les faire , en actendant la bonne santé de mondit seigneur, que Nostre Seigneur par sa grâce doint estre' briefment telle qu'il sçet que mestiers est à lui et à son royaume , comme pour entendre en nos autres besoignes et afères en nosdiz payz, et vous recommendons tant acertes et de cuer comme plus povons les^ besongnes de mondit seigneur. Et pour Dieu advisez et metez peine que sa chevance et son deraainne ne soient gouvernez ainsy que ilz sont de présent. Car en vérité , c est grant pitié et douleur de oyr ce que j'en ay oy dire, et ne cuidasse pas les choses estre en l'es-^ tat que on dit qu'elles sont. Sy y veilliez faire tout le bien que vous pourrez, et pour certain vous ferez bien et vostre devoir. Et quant est de nous , nous nous y employerons très volentiers et de bon cuer de toute nostre'puissance. Très chers et espéciaulz amiz Nostre Seigneur vous ait en sa garde. Escript à Ressons, le xw:*" jour d'octobre. Ainsi estoit la supscripcion : A noz très chers et espéciaulz amiz les gens du parlement de monseigneur le Roy estans à Paris. »
Les dictes Iectres leues et considérées par les dessusdiz conseillers, me fut enjoint* que je feisse unes Iectres de par les dessusdiz qui contendroient ce que s'ensuit , en un demi foillet icy ataché ; et lesquelles
1 . Me fut enjoint^ etc. C'est le greffier du Parlement qui parle.
je monstray a messire de Poupaîncourt , premier président, lequel dist quelles [estoient] bien^ et pour ce furent envolées par un vallet ordonné par Blondeau , chambellan dudit duc.
a Très redoublé seigneur. Jà soit ce que la court de parlement vacant de présent ne siée point , néantmoins, touz quanques avons peu estre trouvez à Paris, avons esté le xxviii' jour d'octobre, assemblez en la chambre dudit parlement. Auquel jour avons reçeu à grant révérence, comme il appartient, et diligemment leu voz lectres escriptes le xxvf dudit moiz, à nous de vostre grâce envolées par Blondeau vostre chambellant. Dont nous tous vous remercions tant comme nous povonsplus. Lesquelles voz lectres , très redoubté seigneur, contenoient ii poins principaulz : cest assavoir , l'empeschement du Roy nostre sire , pour lequel avez esté retrait de venir à Paris et estes retournez en vos paiz de pardelà pour la neccesité des besongnes de vous et de nosseigneurs vos enfans , en actendant la bonne santé du Roy nostresire, que Dieu par sa sainte grâce veille donner telle que tous dési- * rer le devons. Outre , nous recommandez les besongnes, la chevance et le demainne de nostre devantdit sire le Roy , laquelle recommendacion nous avons et devons avoir pour commandement , comme il appartient.
Si vous plaise savoir , très redoubté seigneur , que en toutes les besongnes , chevance et demainne dessusdiz, qui nous toucheront ou appartiendront, tant au regart de nostre office touchant le fait de justice comme autrement , où nous serons présens et appeliez, nous sommes tousjours prests de délibérer, con-
seiller faire et labourer de tous nos povoirs au plus loiaument et au plus diligemment que faire nous pourrons , comme faire le devons , au plaisir de Dieu , à l'onneur et prouffit de mon dessusdit seigneur le Roy et de son royaume, et à la grâce de vous, très redoubté seigneur. Lequel nous supplions humblement y vous plaise de vostre grâce avoir ladicte court de parlement, tant en général que en espécial , nous et les personnes singulières d'icelle , avoir en vostre grâce et tousjours pour recommandées, en nous offrant, tant en général que en espécial , humblement à faire tousjours vos commandemens , services et plaisirs comme faire le devons et y sommes tenus.
Très redoubté seigneur, le Saint Esperit vous ait en sa saincte garde, que vous doint bonne vie et longue et à la fin sa gloire. Escript à Paris le xxix« dudit mois. Ainsy suscriptes.
Vos serviteurs les présidens et plusieurs autres conseillers de la Chambre de parlement. »
{Arch. de PEmp. — Reg. XII du Conseil, fol. 36.)
Instructions des ambassadeurs français.
29 novembre 1401.
Instruction pour Pévesque de Chartres*, VamiralS le premier président, le sire de Heugueville chevalier et chambellan, conseillers, et Jehan de Sains, secrétaire du Roy, envoyez de par lui pour assembler es marches