Le Bec {Eure
paignié d'un varlet. Et après ces choses, le dit Galeran, courroucié contre Tassin de Vangon, mari de la mère de ladicle dame du Saussay, pour ce qu'il ne vouloit bien consentir au mariage dessus dit, après plusieurs paroles dictes entre eulz, féry le dit Tassin d'une espée, sanz mort ou mutilation. Pour laquelle cause, et afin que plus grant péril. ne s'en ensuist, ladicte dame du Saussay s'accorda audit mariage, lequel fu fait par main de prestre et célébré en saincte esglise, toutefois sans aucune couple charnèle entre eulz ensuye. Pour les quèles choses nostre bailli de Rouen a pris et miz en prison ledit suppléant, combien que de lui s'esforça d'eschaper pour aler pardevers sondit frère pour lui dire et advisier que il se gardast bien que il ne feust trouvez, pour double et crainte de justice. En laquèle prison il a esté et est détenu prisonnier par l'espace de V sepmainnes ou environ, sans ce que nostre dit bailli lui ait ouverte voye de procès ordinaire, ne que il ait esté délivré à pleige pour ester à droit sur le fait dessus dit, combien qu'il en ait requiz et fait requérir par plusieurs foiz, si comme il dit. Pour lesquelles choses, ledit Guillaume, exposant, nous a fait suppHer que considérées les choses dessus dictes, etc.
(Suit la rémission.)
Donné en nostre chastel du Boys de Vincennes, ou moys de mars. Pan de grâce mil cccim" et un et le second de nostre règne. Soubz nostre seel ordené en l'absence du grant.
Par le Roy, en son grant conseil ordené,
T. HociE.
(Arch. de TEinp. Très, des Ch. Reg. cote JJ. 120, pièce 117)
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;îs Régine dp: charlks m.
Condition d'un page.
Paris, novembre 1415.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir reçeu l'umble supplicacion de Rodot de Niverles, dit Lemoine, escuier, aagié de seize à xvii ans ou environ, prisonnier en noz prisons de Saincte- Manehoult, contenant :
Que comme ledit suppliant, en son absence [d'aage]*, ait continué l'escole jusques deux ans a ou environ, que feu Arnoul de Niverles, dit Lemoine, son frère, né du pays et éveschié de Liège, la lui fist laissier, et le mena avecques lui, comme son page, en plusieurs parties et lieux de nostre royaume et ailleurs, pour cause des guerres qui lors estoient entre nostre trèscher et très-amé fils et nepveu, le duc d'Orléans, doni ledit feu Arnoul estoit serviteur, et nostre très-cher et très-amé cousin, le duc de Bourgogne. Entre lesquelz voyages, ledit supphant, comme le paige de sondit frère fust en Champaigne et en Barroiz, avec le bastart de Bourbon. Et en faisant ledit voyage, ledit feu Arnoul, icellui suppliant et autres, se eussent logiez en la ville de Damery-, en laquelle, comme l'en dit, plusieurs excès furent faiz par lesdites gens. Dont ledit suppliant n'a pas vraye cognoissance. Entre lesquelz excès et déliz, ledit suppliant fu d'accorl et compaignon de
i. En son absence ttacige, étant mineur.
2. Il V a deux Damery ; l'un (n Pit ardi*', l'autre en Cliam- |»,i^np.
contraindre par prise de grésillons ou autrement riguoreusement, plusieurs personnes à diverses sommes de deniers, comme d'un escu, de deux escuz ou de demi franc, ainsi que gens d'armes ont acouslumé faire, pour avoir pourpoint, gippons et autres babillemens. Et environ la feste de la Magdelaine derrenier passée*, ainsi que ledit feu Arnoul, icellui suppliant et autres, venoient pardevers ou au mandement de nostre amé et féal chevalier, Pierre de Breban, dit Glignet, admirai de France, pour nous servir en la compaignie de nostre dit admirai et du conte de Grantpré, sur les frontières de la mer, à l'encontre des Anglois, nos ennemis et adversaires, se feussent, iceulx feu Arnoul , suppliant , et ceulx de leur compaignie , logiez en la ville de Chastres, en la prévosté de Saincte- Manehoult, sans y faire excès, que de quérir et demander vivres. En laquelle ville de Chastres, Odin Malaisié, soy disant prévost fermier de nostre prévosté dudit lieu de Saincte-Manehoult, les vint assaillir. Et combien que ledit feu Arnoul et ceulx de sa compaignie eussent bien faculté de eulx deffendre à l'encontre dudit prévost, toutesvoies, pour ce quil se dit estre à nous, et que icelui Arnoul ne cuidoit en riens avoir mespris envers nous, il se rendi à nous et fist rendre sescompaignons. Et eux renduz, furent menez, le vendredi devant ladicte feste de la Magdelaine, es prisons dudit lieu de Saincte-Manehoult, et ledit Radot avec eulx. Et le mardi ensuivant, ledit prévost fist exécuteur icelui feu Arnoul et cinq de sa compaignie. Et
lors ledit suppliant, doublant que ledit prévost voulsist