Des mots en blanc
ISOBLESSE.
pays, prins, pillié et robe plusieurs noz subgez, chevaulx , bestail et autres biens, et les emmenoient; iceulx escuiers et aucuns autres gentilz hommes, gens de trait et autres, par l'ordonnance et au commandement de nostre dit chambellan et capitaine , en espérance de rescourre et recouvrer lesdis prisonniers, bestail et autres biens, et aussi pour prendre et ruer jus les dessusdis pillars et malfaicteurs , eussent couru après iceulx malfaicteurs, lesquelz ils ne peurent rataindre, obstant ce que ilz s'estoient jà retrais, ou tro[) eslongnez. Et il soit ainsi que iceulx Anthoine et Robert, retournez audit lieu de Ribemont et estans à l'entrée ou audevant de l'ostel de Jehan, dit Alement Cliché, cedit jour, environ cinq heures après midi, feu Pierrre Lasnier, en son vivant demeurant à l.uchy, de la paroisse dudit Ribemont, qui estoit, si comme l'en dit, homme assez sédicieux et rioteux, estant aussi illec ou assez près, eust dit en la présence de plusieurs qui ilec estoient, et adressant ses paroles, si comme il sembloit, aus dessusdis Anthoine et Robert, qui riens ne lui demandoient ne mesfaisoient , et en leur contempt et mesprins, moult arrogamment et par grand ire , plusieurs oultrageuses paroles et injures. C'est assavoir entre les autres : « que ilz ne valoient riens et n'estoient pas dignes de monter à cheval, et que il fauldroit que lui et autres gens du pays et de pareil estât que lui, se meissent sus pour tout tuer, et ruer jus tèles manières de gens. » Eticelles paroles réitéra par plusieurs fois, ou paroles semblables en effecl. Auquel defunct, img gentil homme, appelle Aubert du Mez, lui dist tout courtoisement, que il se déportast de dire teles paroles qui scntoienf aucunement nwuvenien/ de
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4-2 RÈGNE DK CHARLES VI Jaquerie. Lequel defiincl respoiuU irès-arrogamineiil que il ne s'en déporterait jà. Et lors icellui Aubert lui dist en riant : « que il sembloit estre tout y vre, et que quant il se mectroit sus, il seroil voulentiers son capitaine. » Auf|uel Aubert icellui Anthoine dist par manière désbatenient et en riant : « quel capitaine de brigans! >) Mais incontinent ledit defunct, non contant encores desdis oultrages et injures, recommença de recbief et plus arrogamment que devant, à injurier les dessusdis Antlioine et Robert. Et tant, que iceulx Robert et Ântboine, qui estcjient encores tous eschaffez et courouciiv. de la peine et travail que ilz avoient eu en faisant ladicte course et poursuite , et que iceulx pillarset malfaicieurs leur estoient ainsi escbappez; après ce qu'ils eurent dit audit défunct, que se il ne se déportoit, ilz le courceroient; doubtans aussi que icellui défunct, qui tenoit en sa main une bourlecle ou massue, les en férist ou viUenast, et qu'il persévéroit tousjours en ses oultrageuses paroles, surprins de chaudecole, le férirent. C'est assavoir ledit Antboine d'une espée qu'il avoit, et ledit Robert d'une petite bacliecte qu'il tenoit, tant du dos que du taillant, plusieurs cops, orbes et autres. De laquelle batteure et navreure, combien qu'il feust pou navré de plaies ouvertes, icellui défunct ala de vie à trèspassement, environ trois jours après. Pour occasion du(juel cas
(Suit la rémission, adressée au bailli de Vern.andois et au bailli de Riberaont, à la condition de payer par chacun des impétrans cent sols parisis à l'Hôtel-Dieu de Paris.)
Paris, avril liSO.
(Arch. de TEmp. Très, des Ch. Reg. JJ. 171, pièce 20! )
Défi erwoyé par un écuyer à la uille de Tulle^pour se venger (Tun uol commis à F encontre de sa mère.
Paris, février 1417.
Charles, parla grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous présens et avenir. Nous avoir receu Tumble supplication de nostre bien amé, Jaques de Malaret, escuier, contenant :
Que pour cause et occasion de ce, dès long temps, que nous estions devant la ville de Bourges \ Daulphine de Flayac, mère dudit suppliant et vesve de feu Jehan de Malaret, jadis chevalier, et père d'icellui suppliant, avoit esté destroussée d'une haquenée et de plusieurs autres choses, et que l'en disoit communément que les habitans de la ville de Tulle, ou pais de Lymosin, ou aucuns d'eulx, avoient fait la dicte destrousse, ledit suppliant, comme dolent et courroucié et non sans cause d'icelle destrousse, et de la vilenie et grand injure que en ce l'en avoit fait à sa dicte mère, se disposa de vengier la dicte villenie. Et de fait, escrit et fist escrire certaines lettres adrécants auxdis habitans de Tulle, esquèles estoit contenu entre autres choses, que pour la cause dessusdicte, il les deffioit. Après lesquelles choses, environ la feste de Saint Jehan-Baptiste, l'an mil un'' et seize, ainsi que ledit suppliant chevauchoit parmi ledit pais
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