‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 86 sur 135 · A ROBERT GARNIER H · texte numérisé non relu

A ROBERT GARNIER H

Il me souvient, Garnier, que je prêtai la main Quand ta muse accoucha : je le veux faire encore; Le parrain bien souvent par l'enfant se décore, Par l'enfant bien souvent s'honore le parrain.

Ton ouvrage, Garnier, tragique et souverain, Qui fils, parrain ensemble, et toute France honore, Fera voler ton nom du Scythe jusqu'au More, Plus dur contre les ans que marbre ni qu'airain.

Réjouis-toi, mon Loir, ta gloire est infinie, Huisne J et Sarthe 2 tes sœurs, te feront compagnie, Faisant Garnier, Belleau et Ronsard estimer :

Trois fleuves qu'Apollon en trois esprits assemble. Quand trois fleuves, Garnier, se dégorgent ensemble, Bien qu'ils ne soient pas grands, font une grande mer.

1 U Huisne coule à Nogent-le-Ro- * La Sarthe but le* bords de k{: trou, patrie de Belleau. naquit Garnier.

(*) Robert Garnier, né en 1545, mort en 1601. On a conservé de loi i tragédies.

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