‹ Choix de poésies de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 95 sur 135 · INSTITUTION BU ROI · texte numérisé non relu

INSTITUTION BU ROI

oui ainsi que lions, qui s'estiment alors »e tous les animaux être vus les plus Torts, ■uand leur gueule dévore un cerf au grand corsage, .t ont rempli les champs de meurtre et de carnage.

Mais les princes mieux nés n'estiment leur vertu Procéder ni de sang ni de glaive pointu, si de harnois ferrés qui les peuples étonnent, Jais par les beaux métiers que les Muses nous donnent.

Quand les Muses, qui sont Glles de Jupiter . Dont les rois sont issus), les rois daignent chanter, Elles les fout marcher en toute révérence, Loin de leur majesté bannissant l'ignorance : Et tout remplis de grâce et de divinité, Les font parmi le peuple ordonner équité, j:

Ils deviennent appris en la mathématique, En Tait de bien parler, en histoire, en musique, En physionomie, afin de mieux savoir Juger de leurs sujets seulement à les voir.

Telle science sut le jeune prince Achille, Puis savant et vaillant fit trébucher Troïle Sur le champ Phrygien, et fit mourir encor Devant le mur troyen le magnanime Hector : Il tua Sarpédon, tua Penthésilée, Et par lui la cité de Troie fut brûlée.

Tel fut jadis Thésée, Hercules et Jason, Kt tous les vaillants preux de l'antique saison ; Tel vous serez aussi, si la Parque cruelle ISe tranche avant le temps votre trame nouvelle.

Charles, votre beau nom tant commun à nos rois, Nom du ciel revenu en France par neuf fois, Neuf fois, nombre parfait comme cil qui assemble

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