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Rebruire *■ les chansons de ces divins poètes,
£t que mon petit myrte ose attoudier le rond
Des lauriers que la guerre a mis dessus ton front.
Mais que dis-je, à dédain ! j'ai Val de confiance
£n ta grave douceur, que ta magnificence
D'un sourcil dédaigneux ne refusera pas
Mon ouvrage donné , tant soit-il humble et bas :
Imitateur des Dieux , qui la petite offrande
Prennent d'aussâ bon cœur qu'ils prennent la plus grande,
Et, bien qu'ils soient Seigneurs, jamais n'ont à mépris
Des pauvres les présents tant soient de petit prix.
Ce fils de Jupiter , ce foudre de la guerre , Hercule , qui tua les monstres de la terre. Allant pour être fait d'Olympe citoyen , Ne refusa d'entrer au toit Molorchien * ; Et même ce grand Dieu^ qui la tempête jette. De Bauce et Philémon entré dans la logette , De deux ou de trois fleurs son chef environna. Que Bauce de bon cœur en présent lui donna.
Tous les ans à sa fête, en Libye honorée. Ne lui tombe un taureau à la cotne dorée , Mais souvent un agneau : car sa grande bonté Ne prend garde aux présents, mais à la volonté.
Ainsi, suivant les Dieux, je te supplî' de prendre A gré ce petit don pour l'usure d'attendre Un présent plus parfait et plus digne d'un roi. Que jà ma Calliope enfante dedans moi.
Cependant je prirai ta puissance divine ,
* Rehmire : Ikira braire de novTeaa. > Japiter. Voir OviDB, Mitam,, Ut. 'Molorehnfy berger qui reçut Hereale TlU, et La. FOKTAINB, PMUmon tf Cl Itti iBdlqaarantre da lion de Némée. Bcsûeii,