AU HOT HENRY U
«m Là PAU BITBB un ET LB ROI D'ANGLETERRE. i
Strophe.
Diversement, ô pûx heureuse !
Tu es la garde vigoureuse Des peuples et de leurs cités; Des royaumes les clefs tu portes, Tu ouvres des villes les portes , Sérénant « leurs adversités.
Bien qu'un prince voulût darder Les flots armés de^on orage , Et tu le viennes regarder , Ton odl apaise son courage.
L'effort de ta divinité Commande à la nécessité Ployant sous ton obéissance ; Les honunes sentent ta puissance, Alléchés de ton doux repos.
De l'air la vagabonde troupe Tobéit , et celle qui coupe De l'échiné l'azur des flots.
' ^^nofil .' rendant tereinei, apaisant.
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Aniistrophe.
C'est toi qui dessus ton échine Soutiens ferme cette machine , Médecinant chaque élément Quand une humeur par trop abonde , Pour joindre les membres du monde D*un contre-poids également.
Je te salue, heureuse paix, Je te salue et resalue :
Toi seule, ^esse, tu fais Que la vie soit mieux voulue '.
Ainsi que les champs tapissés De pampre ou d'épis hérissés Désirent les filles des nues
Après les chaleurs survenues , Ainsi la France t'attendait , Douce nourricière des hommes , Douce rosée qui consommes La chaleur qui trop nous ardait '.
Antistrophe.
Prince, je t'envoie cette Ode, Trafiquant mes vers à la mode Que le marchand baille son bien Troque pour troqu' , toi qui es riche.
Toi , roi des biens, ne sois point chiche De changer ton présent au mien.
Ne te lasse point de donner, Et tu verras comme j'accorde
I Fouluê : adirée, aimée. * ÂrdaU ; brûlait ; de onbrv, brAler.
L'honneur que je promets sonner.
Quand un présent dore ma corde.
Presque le los de tes aïeux Est pressé du temps envieux'.
Pour n'avoir eu l'expérience Des Muses ni de leur science ; Mais le rond du grand univers £st plein de la gloire étemelle Qui fait flamber ton père en elle.
Pour avoir tant aimé les vers.
Èpode,
Dieu veuille continuer Le somniet de ton empire , Et jamais ne le muer ', Échangeant son mieux au pire.
Dieu veuille encor dessus toi Dompter l'Espagne affaiblie, Gravant bien avant ta loi Dans le gras champ d'Italie.
Advienne aussi que ton fils.
Survivant ton jour préfix ' , Borne aux Indes sa victoire , Riche de gain et d'honneur, Et que je sois le sonneur De l'une et de l'autre gloire.
' La gloire de tes ancêtres est près- les cbanter. qoe étouffée par le temps , parce > Miter : changer; da latin mutare» qu'ils n'ont pas eu de poètes pour ' Préfix : fixé par le destin.
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