‹ Choix de poésiesChapitre 34 sur 130 · LE BOUCLIER · texte numérisé non relu

LE BOUCLIER

Le ventre de la femme est comme uu bouclier Taillé dans un métal lumineux et sans tache, Dont la blancheur se bombe et descend se plier Vers Fombre où sa pointe se cache.

Depuis l'angle d'or brun jusqu'au pied des seins nus, 11 s'étale, voûtant sa courbe grasse et pleine ; Et l'arc majestueux de ses rebords charnus Glisse dans les sillons de l'aine.

Taudis que, ciselé sur l'écusson mouvant Où s'abritent la source et les germes du monde, Le nombril resplendit comme un soleil vivant, Un vivant soleil de chair blonde !

— Magique Bouclier dont j'ai couvert mon cœur ! Ëgide de Vénus, ô Gorgone d'ivoire Dont la splendeur joyeuse éblouit ma rancœur Et rayonne dans ma nuit noire !

L AME NUE

Méduse qui Jais i'iiir de uiou cciuir altristé Le dragon de Tlùinui dont rien ne nie délivre; Arme de patience avec qui j'ai lull('

Contre tous les dégoûts de vivre I

Je t'aime d'un amour fanatique et navrant ; Car mes seuls vrais oublis sont nés dans tes luxures, Et j'ai dormi sur toi comme un soldat mourant Qui ne compte plus ses blessures.

Cest pourquoi ma douleur t'a dressé des autels Dans les temples déserts de mon âme embrunie : Et j'y viens adorer les charmes immortels De la consolante harmonie.

l'ame nue 69

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