SUR UN CERCUEIL
0 toi qui fus l'orgueil et la volonté torle.
Apôtre de l'exil, ascète du devoir,
Qui marcliais sur la fange ou l'iiomnie, sans les voir,
Et que dos clairons d'or suivaient comme une escorte!
Dire (jue ton esprit meurt avec la chair morte,
Et que de ta magie intense, du pnuvoir
(jui créait de la vie et la faisait mouvoir
Kien ne reste, et que c'est tout cela qu'on emporte !
Sous ton crâne germait un monde, et j'ai pleuré Quand j'ai vu des valets loucher ton front sacré Et prendre dans leurs bras le temple de tes rêves.
Comme un fils, j'ai pleuré sur loi, sur ton orgueil. Sur ton néant, ô maître, et sur nos splendeurs brèves, J"ai pleuré sur moi-même en touchant ton cercueil.