SOLEIL COUCHANT
Soir, automne du jour, rùle de la lumière, Lassitude du ciel, aube de l'incertain ! Le soleil se revêt de sa splendeur première Et reprend pour mourir les couleurs du matin.
Le beau soleil vivant s'en va vers d'autres mondes
Auréolé de sang divin, le dieu mortel
Se fait en souriant des funérailles blondes
Où Tor de sa jeunesse éclabousse l'autel.
Le beau soleil fécond sait mourir dans la joie ; Le salut qu'il accorde à son passé d'un jour Semble un autre orient où l'avenir rougeoie, Et son suprême adieu n'est qu'un baiser d'amour.
Le beau soleil ressemble à mon cœur qui t'adore, A ce cœur vespéral et que tu rajeunis, Ce cœur grave, ébloui de sa nouvelle aurore. Où les voix du matin chantent au bord des nids.