L V FONTAINE AUX MOUSSES
Les velours chatoyants de la fontaine aux mousses Déroulent leurs plis frais dans Fombre des rochers, Brodés d'or vert, lamés de frissons gris, brochés, Bleutés par Tair humide ou teints de lueurs rousses.
L"eau jase ; les genêts éclatent dans leurs gousses ; Des sifflements d'oiseaux sortent dos nids cachés ; Et rOcéan mugit vers ces jardins penchés, Mêlant sa voix terrible au concert des voix douces.
Printemps, été, la source heureuse se fleurit.
Cause, lisse les rocs, baise l'herbe, et sourit
Aux clameurs de la mer douloureuse et méchante.
0 musique ! je crois entendre en ton babil
La petite chanson de mon amour qui chante
Au bord du gouffre rauque oii grondait mon exil.