LE BEL ÉPHÈBE
Le bel éphèbe qui passait
M'a dit des paroles bien douces.
— Fleurissez, les prés et les mousses, Mon cœur ne sait plus ce qu'il sait...
Se peut-ilqu' un passant vous cause Tant de plaisir avec sa voix ?
— Fleurissez, la mer et les bois, Mon cœur n'ose plus ce quil ose...
Tant et tant sa voix vous émeut Qu'il me semble l'entendre encore.
— Fleurissez, le soir et l'aurore,
Mon cœur ne veut plus ce qu'il veut...