‹ Choix de poésiesChapitre 85 sur 130 · LE BEL ÉPHÈBE · texte numérisé non relu

LE BEL ÉPHÈBE

Le bel éphèbe qui passait

M'a dit des paroles bien douces.

— Fleurissez, les prés et les mousses, Mon cœur ne sait plus ce qu'il sait...

Se peut-ilqu' un passant vous cause Tant de plaisir avec sa voix ?

— Fleurissez, la mer et les bois, Mon cœur n'ose plus ce quil ose...

Tant et tant sa voix vous émeut Qu'il me semble l'entendre encore.

— Fleurissez, le soir et l'aurore,

Mon cœur ne veut plus ce qu'il veut...

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