‹ Choix de poésiesChapitre 87 sur 130 · LE LEGS · texte numérisé non relu

LE LEGS

Je (e lègue cet liymne où j'.-ii mis ton sourire, 0 mon inaccessible amie, et ton regard : Voici les vers où ta beauté venait s'écrire.

Ils sont presque ton omvre et tu les connais lar'l. Puisque je les ai dits trop loin de ton oreille Mais de tout ce qui lut mon âme, c'est ta part.

Lorsque je serai mort et que tu seras vieille,

Mon amour restera la tleur de ta beauté,

Et par lui survivront les fleurs mortes la veille.

Tu ne dois plus mourir depuis ([u'il a chanté : Car le verbe est debout, hors du temps méprisable, Et ce qui fut pensé dure en l'éternité.

Les siècles }>asseront, comme un vent sur le sable, Et leur souille de nuit peut balayer les cieux. Mais rien n'abolira le rêve impérissable.

HKRO ET LEANDRE

Hors des âges ! Le Verbe est Tessence des dieux, La chair s'immortalise en devenant l'idée, Kt je le fais ce don d'avoir vécu tes yeux !

.lai pensé ta blancheur furlivc, et l'ai l'ondée ; J'ai créé tes cheveux et le bruit de ton pas : Ils seront, et la Mort en est dépossédée.

Prends donc ces vers, par qui tu ne périras pas, Vers iuimorlels, encor que nul ne les connaisse, Ht mels-les sous ta nuque à l'inslanldu trépas,

Pour que tes cheveux blancs dorment sur la jeunesse.

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