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L'UNIQUE

0 bien-aimée, eu qui se i-ésume la femme ! Tout le beau que j'admire et le bien qui m'est cher, C'est toi, l'universelle, et ma chair ni mon âme N'ont de désir que pour ton àme et pour ta chair.

Il n'est point de beauté ([u'elle ne t'appartienne, Et tout ce qui n'est pas ta grâce ne m'est rien ; Je ne sais d'autre bouche à baiser que la tienne, Ni de parfum qu'on veuille aimer, sinon le tien.

Dieu n'a mis qu'à ton front de chevelure blonde ; Ton geste a des contours que nul n'a jamais eus, Et ta Jeune poitrine est la seule du monde. Aussi vrai que tes yeux sont les seuls qu'on ait vus.

Ta voix, c'est la musique, el quand tu dis « Léandre... », Je sens que la faveur du destin m'a comblé, Car il suffit de vivre et de voir pour comprendre Qu'il n'y a qu'une femme au monde, el que je l'ai I

Une seule, qui puisse incarner du mystère Kt ineUrcrintini des dieux dans nos instants I Une femme, pour tous les âges de la terre. Et Ton n'adorera que toi, dans tous les temps !

C'est pourquoi les amours qui ne sont pas le nôtre Me blessent avec leurs baisers, et follement Je songe que c'est toi qu'on cherche dans une autre, Et qu'on me vole un peu de toi, rien qu'en aimant !

L'unique I Kt même encor ma rancune est jalouse

De tous ceux qui naîtront pour être des élus,

Puisque c'est toujours toi qu'on aime et qu'on épouse, Toi qu'ils profaneront quand je n'y serai plus !

L'ESPOIR DU MONDE

A. LEMEKRE, éditeui', 1899.

L'ESPOIR DU MONDE

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