‹ Choix de poésiesChapitre 19 sur 81 · LA TETE ARMEE · texte numérisé non relu

LA TETE ARMEE

Napoléon mourant vit une Tête armée... H pensait a son fils déjà faible et souffrant : La Tête, c'était donc sa France bien-aimée. Décapitée, aux pieds du César expirant.

Dieu, qui jugeait cet homme et cette renommée, Rappela Jésus-Christ ; mais l'abîme, s'ouvrant. Ne lui rendit qu'un soufHe, un spectre de fumée : Le demi-dieu, vaincu, se releva plus grand.

Alors on vit sortir du fond du piirgatoire

Un jeune homme inondé des pleurs de la Victoire,

Qui tendit sa main pure aux monarques des cieux ;

Frappés au fUnc tous deux par un double mystère; L'un répandait son sang pour féconder la terre. L'autre versait au ciel la semence des dieux !

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