I. vrant au monde en vain tout son cœur épanché
M lis. près de défaillir et sans force penché,
il a|)pela le seul — éveillé dans Solyme :
' idas ! lui cria-t-il, tu sais ce qu'on m'estime, i--toi de me vendre, et finis ce marché : ■}■ -uis souffrant, ami ! siu" la terre couché... \ iiiis 1 6 toi qui, du moins, as la force du crime ! »
M lis Judas s'en allait mécontent et pensif, >r trouvant mal payé, jilein d'un remords si vif ynil lisait ses noirceurs sur tous les murs écrites.
ni Pila te seul, qui veillait pour César, >■ iitant quelque pitié, se tourna par hasard : > Allez chercher ce fou ! », dit-il aux satellites.
C'était bien lui, ce fou, cet insensé sublime... Cet^care oublié qui remontait les cieux. Ce Phaéton perdu sous la foudre des dieux. Ce bel Atys meurtri que Cybèle ranime '.
L'augure interrogeait le flanc de la victime, La terre s'enivrait de ce sang précieux... L'univers étoiu-di penchait sur ses essieux. Et rOlym^îe un instant chancela vers l'abîme.
16 GÉKAKD DE NERVAL
« Réponds, criait César à Jupiter Ammon,
Quel est ce nouveau dieu qu'on impose à la terre'?
Et, si ce n'est un dieu, c'est au moins vm démon...
Mais l'oracle invoqué pour janiais dut se taire ; Un seul pouvait au monde expliquer ce mystère : — Celui qui donna l'âme aux enfants du limon.