‹ Choix de poésiesChapitre 23 sur 55 · COMPLAINTE DU PAUVRE JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DU PAUVRE JEUNE HOMME

Sur l'air populaire :

« Quand le bonhornm' revient du bois. »

Quand ce jeune homm' rentra chez lui, Quand ce jeune homm' rentra chez lui ; Il prit à deux mains son vieux crâne, Qui de science était un puits !

Crâne Riche crâne, Entends-tu la Folie qui plane ?

Et qui demande le cordon, Digue dondaine, digue dondaine.

Et qui demande le cordon, Digue dondaine, digue dondon !

Quand ce jeune homm' rentra chez lui.

Quand ce jeune homm' rentra chez lui ; Il entendit de tristes gammes.

Qu'un piano pleurait dans la nuit ! Gammes, Vieilles gammes, Ensemble, enfants, nous nous cherchâmes Son mari m'a fermé sa maison.

Digue dondaine, digue dondaine.

Son mari m'a fermé sa maison.

Digue dondaine, digue dondon !

Quand ce jeune homm' rentra chez lui, Quand ce jeune homm' rentra chez lui ; Il mit le nez dans sa belle âme, Où fermentaient des tas d'ennuis !

Ame, Ma belle âme, Leur huile est trop sal' pour ta flamme ! Puis, nuit partout ! lors, à quoi bon ? Digue dondaine, digue dondaine.

Puis, nuit partout ! lors, à quoi bon ? Digue dondaine, digue dondon !

Quand ce jeune homm' rentra chez lui.

Quand ce jeune homm' rentra chez lui ;

Il vit que sa charmante femme, Avait déménagé sans lui !

Dame, Notre-Dame, Je n'aurai pas un mot de blâme !

Mais t'aurais pu m'iaisser l'charbon ^^^ Digue dondaine, digue dondaine.

Mais t'aurais pu m'iaisser l'charbon, Digue dondaine, digue dondon !

<*> Pour s'asphyxier.

Lors, ce jeune homme aux tels ennuis, Lors, ce jeune homme aux tels ennuis ; Alla décrocher une lame, Qu'on lui avait cadeau avec l'étui !

Lame, Fine lame, Soyez plus droite que la femme !

Et vous, mon Dieu, pardon ! pardon ! Digue dondaine, digue dondaine, Et vous, mon Dieu, pardon ! pardon ! Digue dondaine, digue dondon !

Quand les croqu'morts vinrent chez lui, Quand les croq'morts vinrent chez lui ; Ils virent qu'c'était un' belle âme.

Comme on n'en fait plus aujourd'hui Ame Dors, belle âme !

Quand on est mort c'est pour de bon.

Digue dondaine, digue dondaine.

Quand on est mort c'est pour de bon, Digue dondaine, digue dondon !

Page 1