‹ Choix de poésiesChapitre 35 sur 55 · NUITAMMENT · texte numérisé non relu

NUITAMMENT

O Lune, coule dans mes veines Et que je me soutienne à peine,

Et croie t' aplatir sur mon cœur !

Mais, elle est pâle à faire peur !

Et montre par son teint, sa mise, Combien elle en a vu de grises !

Et ramène, se sentant mal.

Son cachemire sidéral.

Errante Delos, nécropole.

Je veux que tu fasses école ;

Je te promets en ex-voto

Les Putiphars de mes manteaux !

Et tiens, adieu ; je rentre en ville Mettre en train deux ou trois idylles.

En m'annonçant par un Péan D'épithalame à ton Néant.

86 ]ULES LAFORGUE

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