‹ Choix de poésiesChapitre 7 sur 55 · HYPERTROPHIE · texte numérisé non relu

HYPERTROPHIE

Astres lointains des soirs, musiques infinies, Ce Cœur universel ruisselant de douceur Est le cœur de la Terre et de ses insomnies. En un pantoum sans fin, magique et guérisseur Bercez la Terre, votre sœur.

Le doux sang de l'Hostie a filtré dans mes mœlles J'asperge les couchants de tragiques rongeurs, Je palpite d'exil dans le cœur des étoiles. Mon spleen fouette dans les grands nuages voyageurs. Je beugle dans les vents rageurs.

Aimez-moi. Bercez-moi. Le cœur de l'œuvre immense Vers qui l'Océan noir pleurait, c'est moi qui l'ai. Je suis le cœur de tout, et je saigne en démence Et déborde d'amour par l'azur constellé, Enfin ! que tout soit consolé.

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