‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 354 sur 460 · Ed. : aux divers emplois qui les poussent comme un vent · texte numérisé non relu

Ed. : aux divers emplois qui les poussent comme un vent

4. S. Auq. in Fs. cxxxv!, n. 9. Ms. : ut oliiœ... ex arbore...

392 SUR L'IMPENITENCE FINALE.

tous les emplois; c'est à l'affaire de l'éternitc que doivent servir tous les temps. Dites-moi, en quel état est donc cette affaire? — Ah! pensons-y (a) S direz- vous. — Vous êtes donc averti que vous êtes malade dangereusement, puisque vous songez enfin à votre salut. Mais, hélas! que le temps est court pour démêler une affaire si enveloppée que celle de vos comptes et de votre vie ! Je ne parle point en ce lieu, ni de votre famille qui vous distrait, ni de la maladie qui vous accable, ni de la crainte qui vous étonne, ni des vapeurs qui vous offusquent, ni des douleurs qui vous pressent (h) : je ne regarde que l'empressement. Écoutez de quelle force on frappe à la porte; on la rompra bientôt, si l'on n'ouvre. Sentence sur sentence, ajournement sur ajournement, pour vous appeler devant Dieu et devant sa chambre de justice. Écoutez avec quelle presse il vous parle par son prophète. « La « fin est venue, la fin est venue ; maintenant la fin est « sur toi, et j'enverrai ma fureur contre toi, et je to « jugerai selon tes voies; et tu sauras que je suis le Sei- « gneur ^. » 0 Seigneur, que vous me [c) pressez ! Encoïc une nouvelle recharge : « La fin est venue, la fin est vo- « nue; la justice, que tu croyais endormie, s'est éveillée « contre toi; la voilà qu'elle est à la porte. Ecce venit •'. » « Le jour de vengeance est proche. » Toutes les terreurs te semblaient vaines, et toutes les menaces trop éloignées ; et « maintenant, dit le Seigneur, je te frapperai de près, « et je mettrai tous tes crimes sur ta tête, et tu sauras

Var. (ût) Ha! j'y veux penser. — (b) Ni des douleurs qui vous prossent, ni de la crainte qui vous étonne, ni des vapeurs qui vous olUisquent. — (c) Nous.

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