‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 2)Chapitre 108 sur 137 · TESTAMENT DE GUILLAUME DU Y AIR · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE GUILLAUME DU Y AIR

CABDJB DBS SCEAU* DE FRANCE, &VÊQUB DE UZIBUX.

G. du Vair est plus connu comme grand politique que comme littérateur, quoique les ouvrages qu'il a laissés et qui consistent en harangues, traductions s etc. , ne soient pas sans mérite. Né à Paris le 7 mars i556, il fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes , premier président au parlement de Provence ( à Aix ) , garde des sceaux en 1616, sacré évêque de Lisieux en 1617, et eQfin mourut de la peste à Tonneins , où il était à la suite de Louis XIII , pendant le siège de Clerac, le 3 août 1621. On a reconnu dans du Vair une sagacité surprenante pour le maniement des affaires, et lui-même en fait l'aveu dans le préambule de son testament; on dit encore qu'il était d'une éloquence peu commune, et qu'après Malherbe, notre langue n'avait point alors de meilleur écrivain. Ce n'est pas dans l'acte que nous allons rapporter qu'on trouvera cette élévation et cette dignité de style dont on lui fait honneur; il est vrai qu'un testament n'est ni ne peut être une pièce d'éloquence. Voyons donc un échantillon de son style familier; dans le début de l'acte eu question , le testateur s'exprime ainsi :

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