‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 2)Chapitre 65 sur 137 · RENFERMANT DES TESTÀMENS. OO · texte numérisé non relu

RENFERMANT DES TESTÀMENS. OO

bliothkque ou Thrésor du droit françois , etc. , par flouchel. Paris, 1629 , 3 vol. in- foi — Et avec leâ additions de Beschefer, Paris, 1667, 1681, 3y vol. in-fol. Voyez tom. 111 de l'édition de 1629, à Fart, testament, de la page 784 à la page 809; il y a dix actes assez curieux , dont neuf font partie de notre recueil. Le seul qui n'y figure pas , c'est le Codicille de Mess ire Louis de Gravilte, admirai de France* 1 5 1 3. Voyez pp. 800 — 80 1 de Bouchel. Nous l'indiquons ici pour ceux qui seraient curieux de le consulter.

Dans Y Histoire de Bretagne, par dont Guy Alexis LobineaUj bénédictin, Paris, 1707, 2 voL in-fol.3 il se trouve plusieurs testamens dont quelquesuns sont curieux. L'auteur les a rapportés dans son second volume qui renferme les preuves et pièces justificatives de son histoire. Ce volume est imprimé à deux colonnes. Chaque colonne a un numéro particulier. Nous indiquerons celles où sont en entier les testamens que nous allons mentionner ( toujours par ordre de date ). i.° Testament du duc de Bretagne, Jean IV, fait le 21 octobre i385 (tom. II, col. 802 — 8o3). C'est plutôt un codicille qui , approuvant un testament précédent , n'a guère rapport qu'aux in« tentions du testateur pour son enterrement.

a.° Testament d'Olivier Clisson, de 1406 ( col. 823 — 826). Il est dans notre ouvrage.

3.° Testament de Jeanne de France, duchesse de Bretagne, donné le vendredi vid'aôust environ» hore de prime, l'an i4o6(col. ioa€ — ioa8). Après les préliminaires ordinaires et les détails sur son

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enterrement , elle recommande à son époux (Jean VI) «es domestiques, puis le nomme son exécuteur testamentaire.

4-° Testament de Richard de Bretagne, comte d'Estampes, du 2 février i4*5 (col. io56 — 1059), suivi d'un codicille du tiers jour de juin i/p8 ( col. 1059— 1061). Ces deux actes n'offrent rien de bien intéressant.

5.° Testament d'Yoland d'Àtijôu , femme de François I.er de Bretagne, fait le ï5 juillet i44<> ( col. 1066 ). Cet acte est court. La testatrice n'y parle guère que de draps d'or et de soie acquis par elle; ils seront rend usaux marchands s'ils n'ont pas été payés> où donnés aux églises s'ils l'ont été.

6.° Testament de François I.e% ducde Bretagne, donné et faict en nostre ville de Yennes ( Vannes) t Je 32.' jour de janvier i449 ( i45o n.st. ) [col. 1 1 1 5 — 1119]- Cet acte est assez curieux sous le rapport des fondations de messes, surtout pour

la manière dont elles seront sonnées « Et

» avant le commencer (y est-il dit en parlant de » l'office ) , le plus grand sain ou cloche dudit » moustier ( couvent ) , estre sonné par douze » coups et gobeteix , l'ung coup distant de l'aultre » par l'espace que communément on met à dire » son Ave Maria > et sonné amprez si longuement » et par autant de temps , et tout le moins , que » communément on peut mettre à dire un pa- 9 tenottre, un credo et miserere; et pour la dicte » fondation avons ordonné CC liv. de rente au- » dict benoist moustier, etc.... • Cet acte est suivi de deux codicilles , l'un du 1 6 et l'autre du 1 7 juillet 1 45o ( col. 1119 — 1122).

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7/ Testament de Pierre II, duc de Bretagne, faict le 5 septembre i4^7, suivi d'une espèce de codicille ( col; 1 1 74,— 1 180 ). Assez curieux.

8.* Testament de Marguerite de Çretagne, duchesse de Bretagne, faict le as septembre 1469 (col. i3i.5— 1 3 18 ). Assez intéressant.

9/ Testament d-'Ysabeau d'Escosse, duchesse de Bretagne , faict le sehtiesme jour de noveipbre 148a (col. }438). Il est court, mjds assez curieux; c'est un second testament : le premier était de

1 o. ° Testament de François II , duc deBretagne, donné et faict le 2* septembre 1 488 ( col 1 5o6 — 1607 ). Avant ce testament, on trouve une <#claration du béguin (deutt) de feu. le duc François, dQnt les. détails sont intéressais.

Quant aux testamens anciens, consultez encore le Barnabœ Brissonîi régis comistorii Consiliarii, amplissimique senatûs parisiensis prœsidis^ de^formulis et solemnibus populi romani verbis Lib. Vlll '* Parisiis, Nivelle, i583, in-fol. de 858 pag. sans les. tables. ^—Nova editio, ex recens ione Fr. Car* Canradi* Halae et Lipsiae, Krugius, 1701 , in-foL do 728 pag. san s. les tables. — Postrema editioy ex. recefisione F* C. Conradi, cupi animadvers. Jot^ Aug. Bachii. Lipsiae, 1754 , in-fol.

Excellent ouvrage, dpnt le septfèinp livre est-env entier consacré aux formules testamentaires.

Mais l'auteur ne s'en tient pas aux simples formules : H a aussi rapporté plusieurs testamens des Grecs, des Romains, ainsi que des Français des premiers temps de la monarchie ; tantôt U en donne des ex^

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traits, tantôt il les donne en entier. Voici la liste de tous ceux qui sont mentionnés dans son ouvrage : Testament a Favonii Jocundi. — Valerii. — Cœcilii.

— Cerraniœ. — Sempronii Tacidani. — Megonii. — Grunii Corocottce. — Julii Cœsaris. — Augusti Cœsaris*

— TiberiL — Virgilii. — Virginii Rufi. — Theodosii.

— Lucil Titii. — Gregorii tfatianzeni. — Piatonls. — ArUtotetis. — Theophrasti. — Epicuri. — Lyconis.

— B. Remigii. — Hadoindi. — Berthicranni. — Dagoberti, etc.

La plupart de ces testamensse trouvent dans notre recueil.

B. Brisson , homme d'une grande érudition , a péri d'une mort affreuse pendant les troubles de la ligue : on le peudit à une poutre de la chambre du conseil » le i5 novembre 1591. U demandait à ses bourreaux (la faction des seize) qu'on l'enfermât dans une prison pour lui permettre d'achever un ouvrage important, qui par sa mort deviendrait une perte pour l'état ; on lui refusa cette grâce (comme de nos jours à Lavoisier ) , et il fut à l'instant supplicié. On ignore de quel ouvrage il voulait parler : il en a laissé plusieurs , tous estimés. Sa veuve (Denise de Vigny) est morte le 3 juin 161 5.

Dans l'ouvrage intitulé la République des jurisconsultes , par Gennaro ( ou plutôt Januario ) , trad. de l'italien par l'abbé Dinouart, Paris , 1 768 , m-iâ, il est question, p. 27 et suiv. , du testaient d'Asinius, de Postumius, etc. On y parle aussi de celui de Théodore.

Le recueil des Mémoires de l'académie des inscriptions et belles-lettres , offre un ouvrage trèsprofond de M. Bouchaud , sur les différentes sor* tes de testamens qui avaient eessé d'être en usage à Rame longtemps avant Justinien. Ces testamens

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sont de trois espèces , savoir : le testament calatis cemitiis* le testament in prjocinctu* auxquels dans la suite succéda le testament per as et libratn. Justinien n'en a parlé que d'une manière très-vague au paragraphe premier du titre de testamentis ordinandis. M. Bouchaud a suppléé au silence ou plutôt au vague de Justinien , en recherchant et d Heu tant avec beaucoup de sagacité tout ce que les auteurs de l'antiquité nous ont transmis sur ces sortes de testamens. Y. les Mémoire* de l'académie des inscriptions, tome XXX VII, t'n~4*% p. 262 >mém. — Et t. LXYI1I in- 12, pp. 4* — 100.

Puisqu'il est ici question de testamens chez les Romains, nous dirons qu'Us ont aussi connu les testamens supposés. Yalère Maxime , livre IX , chap. 4 » en cite un qui mérite de trouver place dans notre recueil, d'autant plus que les réflexions de l'auteur sont trè8-mo»ales.

« L. Minucius Basilus , homme fort riche , ditil, étant mort en Grèce, des fripons lui supposèrent un testament qu'ils fabriquèrent euxmêmes; et pour le faire valoir, ils mirent ait nombre de ses héritiers Crassus et Hortensius, d'eux des plus puissans personnages de la république ( l'un bien connu par son avarice v et lautrç, par son éloquence); et notez qu'ils, n'avaient jamais connu Minucius. Cependant Famour de l'argent fit que ni l'un ni l'autre ne refusa de profiter du crime d 'autrui ; etsani doute ils furent cause que le testament fut déclaré valable. Quelle honte l des hommes regardés comme les oracles du sénat et les ornemens du. barreau, couvrir de.

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leur autorité , par l'appât d'un lucre infâme , un crime dont ils auraient dû poursuivre eux-mêmes le châtiment ! •

Que l'on nous vante après cela ces vertus antiques dont Rome se glorifiait tant. Il est difficile dpy croire, en voyant un Crassus et un Hortensius, le rival et l'ami de Cicéron , complices d'un pareil crjmè. Au reste, on sait que c'était un usage très^ commun à Rome de courir après les testamens et d'acquérir des successions par les moyens les plus vils. Horace a lancé contre ces hérédipètes une charmante satire ( liv. II , 5 ) , qui est pleine de finesse et de saillies très-piquantes. C'est un dialogue entre Ulysse et Tyresias. Cet excellent piorçeau est un peu trop négligé d^ns les classes,

Parlerons-nous des ouvrages qui traitent des testamens sous le rapport judiciaire? cela est étranger à l'objet âe nos recherches qui ont pour but les testamens considérés comme monumens historiques ou singuliers ; d'ailleurs qui ne connaît pas l'Explication de l'ordonnance de 1735., concernant les testamens , par R. Aimar, Avignon, 1 740, Mt-4*\ e* i75i, **rt-4«0; Ie Traité des testamens de Furgole, Paris, Gellot, 1779, 3 vol. in-rfa*; le Traité des donations testamentaires de Pot hier, Paris, de Bure, 1777, w-12; le Traité des donations et des testamens de M. Grenier , Clermont-Ferrand , 1809, a vol. «t^8. % et 1812 , 2 vol. m-4«% etc. , et une infinité d'autres auteurs de droit , tels que les Lebrun, les Bouhier, les Chabot, les Dupin, les Favard de Langlade , etc. etc. ? Nous n'appuierons donc point sur cette partie; et oqus

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terminerons ici ce que nous avions à dire sur les sources où Ton pourra trouver up grand nombre de testamens.

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