EPITAPBE DU DOCTEUR JOHNSON
F I/içiTiPHE suivante est bien dans le genre anglais; on y trouve singularité , bizarrerie , éloge et satire dans tonte sa crudité nationale :
■ Ci-gît le docteur Johnson ; lecteur, prends garde;
• pose doucement le pied sur te sol, de peur d'éveiller
• cet ours endormi. Il fut plein de religion , de morale ,
> de générosité et d'humanité, mais Suffisant, dur, vain,
• mal élevé, impérieux dans la discussion; savant et
> chrétien , mais une brute. Veux-tu connaître toute sa
> sagesse et sa folie, ses actions et ses paroles, sa misait*
■ tropie et sa galté P Boswel et Thrale , marchands dé-
■ tailleurs de son esprit, pourront te dire comment il
> écrivait, parlait, toussait. et crachait.
1ÎPÏTAPHE DU DUC DE BICKINGIUM.
Ce due avait lui-même composé son épitaphe et touI ait qu'elle fût gravée sur son tombeau* ainsi qu'il suit ;
j,g,t,zeCh,GoogIe
SINGULIÈRES. 5a5
Pro liège tapi,
Pro SeptéticA eemptr.
Ùubiut, non improbui^
Incertut vixi, non perturbatus
Morior.
In Deo confldo.
Christian adveneror.
En) entium,
L'évèque de RoohesUr , Atterbury, trouvant celte épitaphe trop peu chrétienne, ta St rem placer parla suivante, qui ne vaut pa» mieux pour le fonda, et qui est moins bien pour la forme :
Dubiiu, sed non improbus
Incerha morior,
Non perturbatus.
Humanum est nescire et errare.
Deo confldo
Omnipotent! etbenevolentissimo.
Ens entium ,
' Miserere met. -