‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 54 sur 91 · ai · texte numérisé non relu

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VIH.

Ùà voyait aatrefoi» dan» la èalhédfale ^Antim^ me vieille épitapiie ainsi conçue i

Hola, ho! gros lourde^au ^ Passe le pied snr ce toinheati ; Cy gist un homme, ce dit- ou.

On Tappeloit Jean de MontheloB; Et sa îeniine, Marie La Donne:

Plies Dieu qu'A leur perdoimew

On coDDait un ^rand nombre d'épîtaphes anciennes "d'une simplicité aussi rustique, mais cette simplicité finit lottjonn par demander des prières pour les défunts.

* i&PITAME Bfi HABâllK «ttlCUFlTE.

Cette épîtaphe en Thonneur de la pudique M.** GrigUL ttc de Dijon , tlait gravée sur une tombe qui reposait au bas de la nef dans l'église des Cordeliers de cette ville. J*en dois la connaissanoe à M. Amanton, conseiller de préfecture, qui m'a appris que cette dame était femme de M. Joseph Griguetle, secrétaire du Parlement. Voici cette épîtaphe aussi naïve qju'lionoralile et ^pil est bien dans le goût du siècle :

CT 6TS¥ DAME GUCintlfl y lAQUEUB sa Ukhtk AVEC SOU SAIIICT PVGlUei

^o*kLu eàXùJL m ses jovks Veedissahs.

MOETE

WK aecceGUEms»

mtttMM VB nAinn nr isima v^Uks ir vie,

ft*Air IX ftB Mit MtKBH .

iftttE rota tas.

Digitizea by <jOOgle

SINGULIÈRES. SaS

ÉPITAPHE DE CHARLES îï,

KOI I>'à1I«LBTKEAB.

Chablis II, à la suite à\in- dtner oà les vins les plus

exquis n*ayaîetit pks été épargnés, se mit à dire : « Quand » on m'enterrera , quelque lourd pédant fera mon épîta- 9 phe où il nV aura pasiin mot de vérité; voyons, Ro- » chester y faites-la ; que nous ayong un échantillon de > votre style lapidaire. » Au&sitôt Rochester, qui était à peu près dans le même état que le roi, prit son crayon et écrivit en aogjUjs Tépit^plif d^ ç% prince ^ traduite ainsi qu*ii suit :

Q-gU nn prinott) iidi des gifllwdîsci^ n oe fut îmiaii «ni.dWcaA de Mk «ijeiii

En tout temps, il fit des sottises ^ Biais du moins il dit jaBiis*

; JL>BcaBf fl<|BB d - Yorck , mort vers i^5o, nfait d'abôrf été doyen, puis évêque et enfin arcWétiaé; r&umillté chrétienne lui Inspira de Hiire graver sur sa lomW ces seuls merts :

HUJaeét indignas Dwdnus Indigniar Episcopus , IndignUsimus Archiepiscopus,

ÉPITAPHB DE l^ICalAS miRI,

BAin DU EOI DE POLOeRE. • ■ . j ,

C*EST , autant que \e puis me le rappeler, ce qu*on ap* pelait le Béai du roi de Pologne ; s*il y avait un dictionnaire des petits honnnes» il y tiendrait sans doute lîne place lionorable, ear sa taille était d*tfnflnm dem jééâê^ Il parait que la.durée de sa m fnt en ralsdtt de sa iitffle^

S24 iPITAPHSÀ .

à peine âgé de vingt ang^ il avait déjà toutes les lïiar^es de la décrépitude. Il se promenait sur la table , s^asseyaft fur les iuras duiauteuil du prince. Oji le mk un jour dans un pàté^ Il se noininait Nicolas Ferri ; né eù i739f il est mort en 1764* ^ ^ Stanislas lùî a fait élerer ne teavr soié0> ét ^F^i i'é^phe q«i*on y a ^mvée <

Wt jacet Nicolaus Fen i , Lotharingits, NitturiB ludas , Structurœ tenaiiUtê mirandiâS , Abs Jntoninà nim dUeetuê;

In juventtae êAttê smtfiSB iluhiqw tuêtrû flteruM ip^i

Anm Mi DC€^ iéXiF>

xut.

Èmàf&E DU 0OCXEUA JOHNSON.

, L jB^mrai sûiTànte est bien dans le genre anglais ; on y trouve singularité , bizarrerie^ éloge et satire dans toùte sa crudité nationale :

1 Cî-gît le doctëur Johnson; lecteur, prends garde; s pose doucement ie pied sur le sol. de peur d*éveiller » cet ours endormi. Il fut plein de religion, de morale,

> de généroïiité et d'h^umanité, mais suffisant, dur, vain,

> mal éieVé» impérieux dans la discussion; savant et

> chréti^ , mais une brute* Teux-tu connaître toute sa

> saijesse et sa folie, ses actions et ses patotes, sa misant » tropie et sa gattéP Boswel et Thrale, marchands dé- » tailleurs de son esprit, pourront te -dire cwguiient il » écrivait , parlait^ . toussait et crachait.

KPIÏAPUË DU DUC DE B^JCKINGHAM.

Cl duc avait lui-même composé son épitaphe etvonlait qa*ette ièt gravée sur eoa UMnheau^ ^nsi qull suit

Pro Rege sœpè, Pro RepuSlicd semper, ^-j. • Ruifius, non unproba^ ^

Incertuspixi, non perturbatm^ ' ' * Morior,

In Deo confido, ^ Cktistwnmhénmir.

' . Mrtsmtium, - ' ■ ' • '

L'évêque de Eochester, Attérbiu*y, trauVant cette éjii* tapke HipyitmdirétienBe, la fit remp^aoei^pftrlasuivwile». qùî ttftt?atit pas oiieiix pour le lbQë«y..el qui eBljnoias:

■ ..... ,VuDius^ sed non impr obus

^ ' ' ' ' I ne cr tus morior ,

Non perturbatus, Bammmn êst fiféseire èt errare.

Deo confidp ' ' ^ «

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