‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 64 sur 91 · Philippe-le-IIurdi , son successeur, mort en i · texte numérisé non relu

Philippe-le-IIurdi , son successeur, mort en i

3. ° Jean, mort en 1240; 4«* Jean dit Tristan, mort en 1 270 ; 5.' Pierre , comte d'Alençon , mort en 1 284 ; 6.* Robert , comte de Clermont , tige de la race de Bourbon , mort en i3i8; 7.'' Blanche , morte en 1 245, à trois ans; 8.° Isabelle, morte en 1271; 9.° une autre Blanche, morte en i52o; lo." Marguerite, morte en 1271; et enfin 1 1.** Agnès, morte en 1527. Le règne de S. Louis,' enchainement cpntinuel de grandes actions, de vertus^* de justice et de piété, est tellement connu, qu'il serait superflu d'en retracer ici une esquisse. Nous ne parle-» rons donc que du testament et de la fià déplorable dé ce grand roi, '

Son testament , fait à Paris el dalé du mois de février 1 269 (1 270 , n. st. ) , peu avant son dernier départ pour la terre sainte , est trop long pour que nous puissions lo rapporter ici en entier. Nous en donnerons les princU pales dispositions. Le saint roi, après le début ordinaire dans ces sortes d'açtes, règle l'état de maison de ses

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enfeûs, pour qu'il ne reste après j>a mort aucun sujet de division entre eux. Philippe , qui devait succéder au trôae» avait déjà son apanage. Le roi assigne à se» autres fils le leur , ainsi qu'il suit : il donne à Jean siir> oommé Tristan» Crespî» LafertéJililon« ViUers-iQotterets» Pierrefonds , et tout ce qu*oD appela depuis le comté de Valois, riene iuL pourvu des comtés d'AIençon et du Perche; Robert, le plus jeune (il n'avait que douze ans), eut le comté de Clermoût eaBeauvaisîs avec les seigneuries de Greil» de Goumay et quelques autres terres. Le teslateor ajoute une o^dition pour ces différens apanages; o*est que si quelqu'un, d'eux vient à mourir sans enfans, les leries qui lui ont été assignées retourneront à celui de ses successeurs qui régnera alors sur le;. Français. Quant aux princesses, Isabelle, l'aînée des filles du nÀ, était alors. (en 1 269) reine de Navarre; Blanche» la seconde (l'autre Bianche était morte à trois ans) ». &t mariée ciiGilte année avec Ferdinand», fib.d' Alphonse » Foi de Castiile; Marguerite, la troisième, épousa vera le même temps, non Henri duc de Brabant, avec qui elle avait été accordée, et qui se retira du moude pour se fiûre mo^ à Saint-Etienne de Dijon , mais Jean frère cad^lt^ ^héritier de Henri; Agnès» la dernière et la, jduajçtfne » eut 10,000 liv. » en «tte)idant qu'elle iKHt en âge de se marier. (Elle épousa jfepuis Bobert II » duc de Bourgogne. ) . .

Un article un peu surprenant du testament du roi , est celui où il ne laisse que quatre mille hvrcs à la reine JAavfuerite, et l'on sait que Philippe-Auguste en avait laissé àit mille à IsemlMirge » qu'il n!aimait point; et Louis VIII , trente mille à la reine JUmhe» . >

Le reste du testament contient un nombre prodigieux de donations et de legs laits aux monastères , aux IJôtols- Bieu , à huit cents maladi eriesi aux, filles qui sont dans l'indigence pour leur constituer une dot; aux malheur veux qui sont sans habits^ poter leur acheter pures et.

chaussures; aux écoliers qui ne peuvent fournir aux frais de leurs études; aux orphelins, aux veuves, au petit peuple; aux églises pour des calices et des ornemens; à ses officiers pour récompense de leurs services; enfin à ses clercs jusqu^à ce qu'ils aient obtenu quelque bénéfice. Et tous ces legs devaient être payés, tant sur les meubles qui se trouveraient à son décès que sur le revenu des bois de son domaine; le prince successeur ne pouvait y rien prétendre que tout ne fût acquitté. ^

Le saint roi nomme pour ses exécuteurs testamentaires Etienne (II Tenipier) , évéque de Paris; Philippe ( I." de Chaources) , élu à Févèché d'Evreux; les abbés de Saint-Denis et de Royaumont , avec deux de ses clercs , Jean de Troyes et Henri de Verzel.

On voit par le précis de ce testament que presque tout le royaume eut part aux pieuses libéralités du monarque.

Cependant il s'embarqua avec ses fîls le mardi i." juillet 1970 , et , après une navigation un peu orageuse, il arriva , ainsi que son armée , sur la côte de Tunis, Son aumônier, Pierre de Condé , fit le cri public, qui marquait la prise de possession et Taulorité souveraine. Le roi Tavait dicté lui-même; il commençait ainsi : Je vous dis le ban de Nostre Seigneur Jésus Christ , et de I^uis ^ roi de Frànce f son sergent (son serviteur) , etc. On s'empare d'abord du château et de la ville de Carthage ; pendant quelque temps , on est exposé à la perfidie et aux supercheries des infidèles; il n'y eut que des escarmouches ; bientôt les excessives chaleurs amènent la peste dans le camp des chrétiens; plusieurs grands seigneurs en sont les victimes, entre autres le comte de Nevers, fils chéri du roi; son fils aîné Philippe et lui-même en sont atteints. Dès le premier jour Louis sentit que l'attaque était mortelle; jamais il ne parut plus grand que dans ses derniers momens. Il n'en interrompit aucune des fonctions de la royauté; il donna

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