‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 5)Chapitre 113 sur 136 · TESTAMENT DE M. DE LA PEYRONIE · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE M. DE LA PEYRONIE

('747) François de la Peyronie , né à Montpellier le 1 5 janvier

le pauvre diable rapporta un recueil de gazettes de France; et tout fut brûlé.

(i; M. Jean Hamon , médecin de Paris, s'était retiré à Port-Royaldes-Champs en 1607, après avoir donné tout son bien aux pauvres et vendu sa bibliothèque; il habita cette retraite et vécut dans la piété et Taustérité pendant 3o ans; il mourut le 11 février 1687, âgé de 69 ans. Il a laissé plusieurs ouvrages de pieté, Boileau a fait son épitapbe.

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1678, de Raymond de la Peyronie, chii*iifgien célèbre, s'est acquis dans l'élat de son père une très-grande l'éputation due à des dispositions heureuses, cultivées dès le bas âge rwc autant d'ardeur que de succès. Des cures niervTilleuse:. lui valurent de la part du pape, des rois et des princes , des témoignages flatteurs de reconnaissance. Après avoir professé longtemps et avec éclat la chirurgie, il sollicita l'établissement d'une académie de chirurgie à Paris , et elle fut formée par ses soins en 1751 ; le premier volume de ses Mémoires parut en lyoo. Il succéda en 1706 au célèbre Maréchal dans la place de premier chirurgien du roi , et fut comblé des faveurs de Louis XV; enfin il mourut à Versailles le 20 avril 1747 , laissant des regrets, un nom et une fortune, proportionnés à ses talens et aux services qu'il avait rendus à l'humanité.

La manière dont il a disposé de ses biens considérables , prouve quel était son enthousiasme pour son art, son ardeur pour soutenir l'essor qu'il avait donné à sa profession (1) , et enfin son désir de conserver et d'augmenter des établissemens qui l'ont placé au nombre des hommes qui ont le plus honoré leur siècle. Sous ce rapport son testament est intéressant et curieux. En voici le début :

« Cejourd'hui 18 avril 1747, sur les dix heures du matin, nous Jacq. Raux, Fiauland et P. N. Alain , notaires au bailliage royal de Versailles, soussignés : au mandement de François de la Peyronie, écuyer , conseiller du roi , premier chirurgien et médecin consultant de S. M. , nous sommes transportés en l'appartement

(i) C'est lui qui le premier a répandu réellement sur cette profession une considération qui s'est toujours soutenue depuis. Alors la chinnjjie l'ut séparée du ridicule alliaj;e qu'elle avait avec la barberie^ et par une déchualion du roi de i743, aucun candidat Jie put être admis à l'ccolc de chirurgie de Paris, sans des lettres de niaUre— ès-arlï.

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