‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 5)Chapitre 37 sur 136 · J0 TESTA MENS ANGLAIS · texte numérisé non relu

J0 TESTA MENS ANGLAIS

de son lit, ses quatre chiens , reçut leurs dernières caresses, les leur rendit de sa main défaillante, et mourut entre leurs pattes. Par un article de son testament, il ordonne que les bustes de ses quatre chiens , nés de celui qui lui a sauvé la vie , soient sculptés aux quatre coins de son tombeau.

Le docteur Ellerby est mort à Londres vers le mois de février 1827 ; il était membre de la société des amis. On a dit que toutes ses habitudes étaient empreintes d'originalité. Quelques clauses de son testament le donneraient à penser. Voici les plus singulières :

« Je veux qu'immédiatement après ma mort, mon corps soit porté à l'amphithéâtre anatomique de la rue Aldersgatt , et disséqué par MM. Lawrance, Tyrrell et Wardrop, afin que la cause de ma maladie soit bien appréciée.

» Je lègue mon cœur à M. W , anatomiste ,

mes poumons à M. R , et ma cervelle à M.

F.... , afin qu'ils les conservent en les préservant de la corruption , et je déclare que faute par ces derniers légataires d'exécuter fidèlement mes r-ernières volontés à cet égard, je viendrai, s'il est possible , les tourmenter jusqu'à ce qu'ils s'y soient conformés. »

La dernière clause n'a point effrayé les légataires, car on assure qu'ils ont renoncé à leurs legs.

TESTAMEM D UN AVOCAT.

Les journaux ont parlé d'un avocat de Colmar qui, vers 1826, a légué 74,000 fr. à l'hôpital des fous. Cette clause n'a rien d'extraordinaire, mais le motif en est exprimé d'une manière piquante. «J'ai gagné, dit le testateur, cette » somme avec ceux qui passent leur vie à plai- » der ; ce n'est donc qu'une restitution. )> Sinon verô , etc. ; cette plaisanterie n'est pas nouvelle.

TESTAMEM DE M. SARLOVÈSE.

On a annoncé dans les feuilles publiques , que M. le lieutenant-général Fournier-Sarlovèsc, mort à Paris, en janvier 1827, avait, par une clause de son testament, laissé une somme de vingt mille francs à la cavalerie française ; mais il en a réglé l'emploi de la manière suivante : l'intérêt de ce capital placé sur l'état, sera réparti, chaque année , sur les trois plus anciens cavaliers présens sous les drapeaux.

Ce legs , qui sans doute est le premier de ce^e espèce , a quelque chose de particulier qui fait impression. D'un côté on voit un digne officier qui cherche à fixer le plus longtemps possible , dans l'arme de la cavalerie, des soldats expérimentés. De l'autre on se figure la joie inattendue de trois braves militaires recevant inopinément

une somme annuelle assez forte ( 533 fr. 33 c. ) , toute proportion gardée , comme récompense de leurs longs services, et comme encouragement à les continuer , car sans doute ils y auront droit tant qu'ils ne quitteront pas leurs drapeaux.

TESTAMENT DE FR.-VIlNC. LEBRALY,

Page 1