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TESTAxAlE.NT DE J.-G. MORERl.
Ne laissons point perdre les exemples précieux , malheureusement trop rares , d'une probité qui, dans les temps de révolution, a pu fléchir et se réfugier momentanément sous l'égide de lois favorables à la cupidité, mais qui ensuite, cédant au cri de la conscience, fait un noble sacrifice de tout ce qui lui semble acquis ou retenu injustement.
M. Jean-Baptiste Moreri , ancien négociant de Marseille, décédé le 22 août 1827 , a fait un testament olographe, dans lequel il déclare qu'ayant jadis éprouvé des malheurs dans son commerce , il avait reçu de ses créanciers un (juitm que méritait sa bonne foi ; que cependant, lorsque le papier-monnaie était en circulation , il s'était acquitté envers eux de tout ce qu'il devait ; mais il ajoute que libéré aux yeux de la loi, il ne croit pas l'être au tribunal de sa conscience ; en conséquence il fait à ses créanciers des legs qui s'élèvent à la somme de 59,281 fr. Plusieurs négocians de Lyon ont été compris au nombre des légataires.
Honneur à la mémoire de M. Moreri ! a-t-il eu, aura-t-il beaucoup d'imitateurs ? 6 /mam /
Le lecteur se rappelle sans doute le beau trait de M. de Rosambo , que nous avons cité tom. I , p. 2-3. Il y est aussi question de remboursement à des créanciers. Je le répète , ne laissons point perdre de si beaux exemples.
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