AMIRAL ANGLAIS
Voici le testament d'un chevalier «t amiral anglais, nommé Thomas Wyndham ; cet acte est probablement l'un des derniers rédigés en Angleterre avec cette ferveur catholiq^ue et même cette dévotion mystique qui ne se rencontre guère chez les marins. Nous disons que cet acte est l'un des derniers de ce genre , parce qu'il a été fait sous Henri Vlll, le Néron et le Julien de l'Angleterre (j4) j qui, fervent catholique dans les premières années de son règne, a fini par établir vers i554 et 35 le fameux schisme qui a séparé pour toujours l'Angleterre du saint siège, et qui pèse encore aujourd'hui d'une manière si injuste et si vexatoire sur les catholiques d'Irlande. Il est vrai que le testament de Wyndham a été fait eu i522, lorsque Henri YIII, assez bon théologien, était encore dans toute la ferveur du catholicisme le plus pur. Wyndham avait, en i520, accompagné ce roi à la fameuse entrevue qu'il eut en France avec François I.*', entre Ardreset Guines; et comme les courtisans sont toujours de la. religion du prince , et cherchent à limiter en tout, il n'y aurait peut-être rien d'impossible à ce que la dévotion de Wyndham eût été un peu caljuée sur celle du roi. Au reste, nous pouvons nous tromper, et il vaut mieux juger favorablement des intentions pieuses du testateur, en les prenant à la lettre , telles qu'il les a exprimées dans, sojdl