CHAPITRE IIL
Conqaèl» de la Gilieie. — Maladie d*Âlexandre ; ta couflance'en Philippe um médecin. — Alexandre l'atsare de» déflléfl entre la Cilide et T A«yrie. ^ Tonibeaa de âerdan^Mle. — Rédoctiott dea GiHcieitt»
et^ roule des eaux limpides et froides. Le cai;acsous le gouvernement du satrape de Phrygie; f*^^ '"^^ ^ maladie s'annonce par un ispasme
Alaftandre tombe malade , selon Aristobudei par suite de ses fatigues ; et selon d'autres , pour s'étie jeté k Ja nage» tout échauffé et couvert de sueur, dans les eaux du Cydnus ^ , qal traverse la ville. Ce fleuve pmnd sa aourcedans les montagnes du Tàurus ; il coule dans un lit pur.
et marchant vers la Cappadoœ , il soumet une grande partie du pays qui s'étend en-deçà du fleuve Halys , e^au-delà ; Sabictas en estétabli sa^ape. ^.
Alexandre marche vers les pyles cîliciennes. Arrivé au camp de Cyrus ( le jeune )., auquel Xénophon s'était jadis réuni, et wyantle passage bien gardé , il y laisse Parméaion à la tête de l'infonterie pesamment armée : lui-même, dès la première veille dis la nuit, prenai^t avec lui les hypaspistes , les archers , les Agriéns,
* Alexandre atait d^à prouvé qu'avec de la présence d'eiprit on ioterprèle aisément en sa faveur tons les orades. Voyez sa réponse à la Pythie.
C'est ainai que César, qui tombe en déinrqnant , s'écrie, en touchant la terre : c Afrique, je te tiena! •
une fièvre aiguë et Tinsomnie. Tpùs les médecioa désespéraient de sa vie ; le seul Philippe, Acar* nanéen, qui suivait Alexandre, et avait sa con« fiance la plus intime , ordonne une potion mé«' dicalc. Tandi»•qu^on la prépare, ParménioD remet à Alexajidre une lettre par laquelle on Tavertissait de se défier de Philippe ,* que Darius l'avait engagé, à prix d'argent, d'empoisonner le roi. Alexandre tenait encore l'écrit, lorsqu'on
' Selon Quiate>Curce , le défilé n*était point gajdé , ea qui n'est gnère vraisemblable. (Voyex le Précis des Histoires d'AIexaudre et de César, 1. 1 , p. 156.)
* Cette rividre fut fatale à plus d'i^ grand bomme/dan» les croisades ; l'empereor Frédéric , ce défenseur Iflliépide des droits de l'empire, si connu par. ses démêlés àtee^ ' les papes et les mahoraétans , y trouva la mart avec laa roéoaes dreooatanoes.4p
as.
EXPÉDITIONS lyALEXANDRE.
'iqpporta le breuvage : il le re^oil d une maiu , et de l'autre présentaut la lettre à Philippe , il vide la coupe d'un seul trait , taudis que le médeHu lit. La physiouoniie de Pfiilîppe annonce qu'il espère bien de ce breuvage ; il ne laisse j§chapper , pendant la lecture , aucuîi signe de trouble ; il exhorte seulerneBèAlâxandre à suivre en tout point ce qu'il hii prescrira , que sa guérisoit doit en être le prii. Alexandre recoujrra la santé, après avoir montre à Philippe un attachement imperturbable , et à ceux qui l'eniburaient, quelle^tait sa oimflancedsMsses apis, et combien peu il craignait la mort.
Il enf oie, pour occuper les auires défiles qui séparent la Gilicie de l'Assyrie , Parménion , à la tête de l'infanterie auxiliah'e , des Grecs à sâsolde, des Thracescomihàndéspar Sitalcès, et de la cavalerie thessalienne. ^ •
41 sort le dernier de Tarse ; un jSur de mar« cbtleporteà Anchialon. Cette ville fut, dit-on; bâtie par Sardanapale, roi des Assyrieiïè; ^'enceinte et les fondements de ses nafurs an- Boncent que ce fut une ville considérable et puissante.
On y voit encore le tombeau de Sardanapale, sur lequel est élevée sa statue "qui semble applaudir des mains : on y remarque fine inècriptimi en carctèrés assyriens, et qu'on assure être en vers, dont voici le sens.
Sardanapale, fils d* Anacyndarax, a fondé Anchialon et Tarse en un jour : passants, mangez, buvez f tenez-vous en joie; le reste n'est que vanité \ c'est ce que semble indiquer la manière dont il claque des mains : l'expression tenez-vous en joie y a, dans l'assyrien, un ca^ ractère plus voluptueux encore.
D' Anchialon Alexandre passe à Soles , . y jette une garnison et condamne les habitants à une amende de deux cents latents d'argent , pour avoir favorisé les Perses.
Prenant ensuite avec lui trois corps de cavalerie macédonienne, tous les hommes de trait et les agriens , il attaque les Ciliciens des monUaignes^ et rentre à Soles , après les avoir réduits dans l'espace de sept jours , soit de force, soit par coçiposition.
Il apprend qui Ptoléméë et Asandre ont délait le Perse Oroniobate qui tenait la citadelle d'H^icarnasse , Mynde, Caupe, Tbéraet Callj|^i8« La conquétede Gos et du Triopium
3S5 iV. J.-C.
suivit ' cette victoire. La bataille avfiit été remarquable, l'ennemi avait perdu sept cents tommes de pied, cinquante de cavalerie, et on lui avait fail près de mille prisonniers.
Alexandre sacrifie à Esculape, conduit la pompe aux flambeaux avec toute son armée, fait célébrer les combats du gymnase et de la lyre , établit à Soles la démocratie.
Il charge Pbilotas de conduire la cavalerie vers-ie fleuve Pyramus par la plaine d'AIée, et tournant. vers Tarse avec son inixmterie et le' corps de ses gardes, il arrive à Magarse , où U sacrffîe à Minerve, protectrice du lien.
Il part pourltlaljes , honore la tombe^d'Ampbiloeus comme celle d'un héros; apaise les dissensions qui divisaient les citoyens, et leur remet les tributs qu'ils payaient à Darius, par considération* pour ce peuple, colonie agrienne qfà tirait, comme fui, sou origine cTHercule.